Les symptômes de sevrage des antidépresseurs

Les symptômes de sevrage (Breggin 2013)

  • Des réactions émotionnelles allant de l’anxiété à la dépression et la manie
  • Des réactions physiques comme des acouphènes, des vertiges, un sentiment de perte d’équilibre et/ou diverses horribles sensations physiques souvent comparées à des chocs ou des décharges électriques dans la tête, le corps ou sur la peau.
  • Des changements d’humeurs :
  • Anxiété et attaque de panique
  • Dépression
  • Manie
  • Des envies suicidaires
  • Irritabilité et colère excessive
  • Insomnie
  • Rêves vifs et paraissant réels
  • Des sensations neurologiques anormales :
  • Vertiges, sensation de tourner ou sentiment d’instabilité
  • Sensations anormales sur la peau
  • Hypersensibilité au bruit et impression d’entendre des sons anormaux
  • Sensations comme des chocs électriques (particulièrement dans la tête)
  • Des mouvements anormaux :
  • Tremblements
  • Spasmes musculaires
  • Pertes d’équilibre et démarche similaire à celle d’une personne ivre
  • Des problèmes gastro-intestinaux :
  • Anorexie
  • Nausées
  • Vomissements
  • Diarrhée
  • Une faiblesse générale du corps
  • Fatigue et lassitude extrêmes
  • Douleurs musculaires
  • Frissons
  • Transpiration
  • Autres :
  • Problèmes visuels
  • Problèmes capillaires
  • Rougissement persistant

Comme le souligne Breggin (2013), ces symptômes ont une origine physique et non psychologique. Garder à l’esprit que si vous développez des sentiments dépressifs, anxieux, maniaque ou d’irritabilité dans les jours ou les semaines qui suivent le début du sevrage, il est nettement plus probable que ce soit une réaction de sevrage plutôt que le retour des problèmes émotionnels d’origine (Breggin, 2013).

Les gélules à micro-billes : la technique du micro-sevrage

Comme l’explique Altostrata (2011), certaines personnes trouvent qu’elles supportent mieux des réductions de dose d’une bille à la fois plutôt que des réductions de 5% ou 10%. Les réductions de 5% à 10% se font, dans la majorité des cas, tous les 15 à 30 jours, mais lorsqu’on réduit d’une bille la dose en cours, les diminutions peuvent se faire plus fréquemment.

Un des problèmes rencontrés avec cette méthode de micro-sevrage est que comme il n’y a généralement pas le même nombre de billes dans les gélules, le sevrage n’est pas si doux et constant qu’il le devrait. En plus, si la bille qui est enlevée est celle qui contient de l’excipient, alors la diminution n’aura pas lieu. En conclusion, avec cette méthode, le dosage journalier risque d’être très fluctuant et surtout différent de celui théoriquement espéré.

Comment pallier aux problèmes liés aux gélules à micro-billes ?

La préparation magistrale

La première solution, la plus simple et la plus sûre, est de demander à votre pharmacien de préparer les gélules avec les doses voulues. Pour cela, il faudra avoir recours à ce qu’on appelle la préparation magistrale. Le pharmacien pourra réaliser cette préparation magistrale du médicament si elle a été ordonnée par un médecin.

Les astuces des utilisateurs

Voici quelques astuces qui ont été trouvées par les utilisateurs de gélule et de capsule pour réaliser des diminutions de dose.

Les techniques pour compter les billes contenues à l’intérieur d’une capsule/gélule

Ouvrir la capsule, déverser les billes sur un papier de couleur foncée pour augmenter le contraste entre le fond et les billes en vue de faciliter le comptage. À l’aide d’une lame de couteau ou d’une carte de crédit, compter les billes par paquets de dix.

Voici une vidéo qui montre comment un utilisateur compte les billes contenue dans une gélule d’Effexor XR : https://youtu.be/4qePLPMdp4E

Certains réalisent un comptage plus grossier : ils alignent les billes contre une règle et enlève le pourcentage de diminution en s’appuyant sur la graduation de la règle. Cette technique peut se révéler moins précise et par conséquent moins adaptée aux personnes qui sont très sensibles aux diminutions de doses et qui pourraient ressentir les effets d’une erreur de réduction. Par ailleurs, lorsque la gélule contient de billes de tailles différentes, cette technique de comptage à l’aide d’une règle métrique devient encore plus imprécise et il est fortement déconseillé de l’utiliser pour compter des billes de tailles différentes.

La méthode de Sly pour compter les billes de même taille

Une des techniques pour compter des billes de même taille avec une règle est celle de Sly un membre du forum Surviving Antidepressants. Sly (2013) imprime des règles millimétrées sur une feuille de papier foncé. (Il est aussi possible d’utiliser du papier millimétré collé sur du papier cartonné). Ensuite, il plie le papier sur la longueur de sorte de créer un V entre deux règles pour y déposer les billes. Puis, il compte le nombre de billes qui sont contenues dans un centimètre. Dans son cas, il a constaté qu’il y avait chaque fois 11 billes par centimètre et que par conséquent il n’avait qu’à aligner les billes le long de la règle et procéder à ses diminutions en s’appuyant sur les centimètres.

Il prenait des capsules de 30 mg de Cymbalta. Il a calculé le nombre de billes total contenu dans sa capsule de 30 mg de Cymbalta et est arrivé aux résultats suivants :

30 mg = 290 billes

5 mg = 4.4 cm

Par exemple, pour enlever 10 mg de la capsule, il a retiré une ligne de billes d’une longueur de 8.8 cm

Il a ensuite utilisé son papier plié et formant une rigole pour verser le nombre de billes voulu dans des capsules neuves.

Retrouvez la méthode de Sly en image sur le forum Surviving Antidepressants à l’adresse suivante :
https://www.survivingantidepressants.org/topic/5088-slys-method-for-measuring-beads-of-the-same-size-instead-of-counting-them/

Diminuer uniformément le nombre de billes de chaque taille

Lorsqu’il y a des billes de plusieurs tailles dans la capsule, les utilisateurs ont trouvé judicieux de classer les billes en fonction de leur taille et de réaliser la diminution en réduisant le nombre de billes dans chaque groupe de taille. En effet, réaliser la diminution en enlevant que des billes de grande taille ou que des billes de petite taille pourra se révéler problématique sur le long terme : par exemple, si les grosses billes contiennent une plus grande quantité de substance active, alors retirer uniquement des billes de ce groupe engendrera une diminution de dose plus importante que prévue et à long terme, il de grands risques de se retrouver en sous-dosage.

Compter les billes de plusieurs gélules et faire une moyenne du nombre total de billes contenues dans une gélule

Si vous n’êtes pas trop sensible aux diminutions de dose, il est possible de faire une moyenne du nombre total de billes contenues dans les gélules et de réduire le nombre de billes du pourcentage voulu à partir de ce nombre total moyen. Cela permet d’éviter de devoir recompter la totalité des billes des gélules chaque jour.

Attention, le nombre total de billes contenues dans une gélule variant énormément d’un fabricant à l’autre, il est conseillé d’établir un nombre total moyen pour un fabricant et surtout de fréquemment re-contrôler que le nombre total ne varie pas trop (notamment lors du passage à une nouvelle boîte de gélules).

Peser les billes et réaliser les diminutions à partir du poids du contenu de la gélule

Une autre technique utilisée pour éviter de devoir compter les billes (ce qui peut devenir fastidieux) est d’ouvrir la gélule, de peser son contenu à l’aide d’une balance de précision et de retirer le pourcentage voulu, puis de remettre les billes restantes dans la gélule.

Cette technique est indiquée par Altostrata (2011) en cas de forte sensibilité aux variations de dosage.

Finalement, les utilisateurs ont trouvé qu’il pouvait être utile de conserver les billes en trop et de se procurer des gélules/capsules vides pour réaliser les diminutions.

Comment réaliser des diminutions avec des gélules contenant des micro-billes ?

Une des manières de faire des utilisateurs est d’ouvrir la capsule, de compter les billes et de réduire le nombre total de billes contenues dans la capsule du pourcentage qu’on souhaite enlever, puis de remettre le nombre de billes correspondant à la dose journalière voulue dans la capsule avant de la prendre. Par exemple, si la capsule journalière que vous prenez contient 130 billes et que vous voulez réduire la dose de 10%, alors vous retirerez 13 billes et remettrez les 117 billes restantes dans la capsule avant de l’avaler.

Mais avec les « diminutions réalisées sur de billes », les utilisateurs se heurtent à plusieurs problèmes :

  1. il n’y a pas toujours le même nombre de billes dans les capsules
  2. les billes n’ont pas toutes la même taille, on dénombre souvent plus de 4 tailles de billes différentes
  3. il y a des billes qui contiennent la substance active et il y a des billes qui contiennent des excipients

L’effet placebo

L’effet placebo peut être défini comme la confiance que nous avons dans un traitement, dans le fait que celui-ci va nous soigner. Mettre tout son espoir dans un traitement (médicamenteux ou psychothérapeutique) et être convaincu de son efficacité, peut rendre celui-ci très puissant. En effet, il a été prouvé que si nous nous attendons à ce qu’un traitement fonctionne et apporte le soulagement voulu, alors nous anticipons des effets positifs et cela se répercute sur notre physiologie. Ainsi, lorsqu’un médecin, une thérapie ou un médicament nous offre l’espoir d’une guérison, alors nous croyons souvent si fort à un tel soulagement, que cette croyance place notre organisme dans les dispositions pour aller mieux. C’est ce que nous appelons l’effet placebo. Par conséquent, lorsque nous sommes convaincus qu’un traitement nous soulagera, alors il y a toutes les chances qu’il le fasse et que nous voyons notre état s’améliorer.

C’est, par exemple, ce qui se produit avec les antidépresseurs dans le cadre du traitement de la dépression : la croyance en l’efficacité des antidépresseurs à traiter la dépression peut être si forte, qu’elle produit un effet placebo puissant qui parvient à soulager la dépression. En effet, comme l’a constaté Kirsch (2010) dans sa méta-analyse, la principale réponse aux antidépresseurs est un effet placebo et pour cet auteur, il est très probable que le reste soit un effet placebo augmenté.

L’effet placebo augmenté

L’effet placebo (c’est-à-dire l’espoir d’une guérison ou la conviction qu’un traitement est efficace) peut être augmenté lorsque le traitement médicamenteux produit des effets secondaires facilement reconnaissables. En effet, plus le médicament psychiatrique produit des effets secondaires, plus nous sommes enclins à penser que la substance active est puissante et cela nous convainc que ce médicament est capable de traiter nos maux en profondeur. C’est ce qui augmente encore l’effet placebo. Dans sa méta-analyse, Kirsch (2010) a en effet constaté que plus les patients déprimés ressentent d’effets secondaires avec le médicament actif, plus leur état s’améliore.

Utiliser l’effet placebo à bon escient en activant les croyances qui nous sont bénéfiques

Ce manuel vise à vous aider à vaincre la dépendance physique. La dépendance psychologique se vainc, quant à elle, par un travail sur soi-même, sur ses croyances. Nous vous recommandons de travailler votre éventuelle dépendance psychologique en compagnie d’un thérapeute ou d’une personne qui vous aidera à reconnaître les pouvoirs et les vertus que vous attribuez à ces produits chimiques et à les transférer à vous-mêmes, à vos capacités, à vos propres ressources personnelles. Croire en vous, croire en vos capacités, croire que c’est possible, croire en votre force intérieure, en votre détermination, en votre jugement personnel, croire en votre instinct, en votre intuition, en votre ressenti vrai et profond, vous permettra de vous libérer de la dépendance psychologique et de reprendre le contrôle de votre vie.

 

Référence bibliographique

 

4. Déterminer la méthode qui permettra de sevrer la molécule

Sevrage direct ou sevrage indirect ?

Il faudra également déterminer s’il est plus judicieux de sevrer la molécule directement ou de passer une autre molécule (sevrage indirect)

Le choix entre méthode de sevrage direct et indirect, va souvent principalement dépendre de la demi-vie de la molécule à sevrer:

La demi-vie d’une molécule

La demi-vie est le temps nécessaire à l’organisme pour diminuer de moitié la quantité totale de molécule ingérée et ce quelle que soit la quantité prise. La demi-vie d’un médicament est donc la vitesse à laquelle l’organisme élimine les substances actives d’un médicament de la circulation sanguine. En savoir plus…

La méthode de sevrage direct

Le principe de cette méthode est de procéder directement au sevrage de la molécule actuellement prise. On parle de sevrage direct, car le sevrage se fait à partir de cette molécule d’origine et non à partir d’une molécule de substitution. L’avantage de cette méthode est qu’elle permet d’éviter de passer par une substitution. Mais, un des principaux inconvénients est qu’elle s’applique difficilement au sevrage des molécules à demi-vie courte. Pourquoi? Parce qu’en utilisant la méthode du sevrage direct avec des molécules à demi-vie courte :

  • il peut s’avérer difficile de lutter contre le manque entre les prises et que, dans le cas des benzodiazépines, ce manque induit, la plupart du temps, un état d’anxiété.
  • il est plus difficile de maintenir la concentration de la substance active stable dans la circulation sanguine et une concentration instable dans le sang, aura tendance à engendrer des pics de symptômes.
  • il faudra administrer la dose journalière en plusieurs prises réparties à intervalles réguliers au cours de la journée (Répartir la dose journalière en plusieurs prises par jour est, en pratique, un des seuls moyens pour lutter contre l’état de manque).
  • la plupart du temps, les molécules à demi-vie courte sont proposées sous forme de comprimés, ce qui oblige à recourir la technique de titration tout au long du sevrage, ce qui peut s’avérer fastidieux.

La méthode de sevrage indirect

Le principe de cette méthode est de remplacer la molécule actuellement prise par une molécule qui possède des propriétés similaires, mais qui est plus facile à sevrer. Ainsi, lors d’un sevrage indirect, on ne va pas directement sevrer la molécule actuellement prise, mais on va sevrer la molécule de remplacement (ou molécule de substitution). La technique qui permet de remplacer une molécule par une autre plus facile à sevrer s’appelle la substitution.

Typiquement, une molécule à demi-vie courte va être remplacée par une molécule qui possède les mêmes propriétés psychoactives, mais qui a une demi-vie longue, ce qui la rend plus facile à sevrer.

L’inconvénient de cette méthode est qu’il faut passer par une substitution, mais les avantages de cette méthode sont nombreux. En effet, cette méthode permet, dans la majorité des cas, de pallier aux difficultés rencontrées lors du sevrage direct des molécules à demi-vie courte.

Remplacer une molécule à demi-vie courte par une molécule à demi-vie longue permet :

  • de lutter plus efficacement contre le manque entre les prises et donc de réduire la probabilité d’apparition d’un état d’anxiété.
  • de maintenir la concentration de la substance active beaucoup plus stable dans la circulation sanguine et ainsi de lisser des pics de symptômes.
  • d’administrer la dose journalière en une ou deux prises fixes dans la journée
  • d’avoir accès à des formes galéniques de la molécule plus facile à sevrer, comme des médicaments sous forme de gouttes.

De plus, dans le cas des benzodiazépines, lorsqu’il y a une forte tolérance avec la benzodiazépine d’origine, la substitution avec une autre molécule va permettre de lever ce phénomène d’accoutumance et de retrouver le plein effet, en particulier anxiolytique, des benzodiazépines et ce, avec une dose globale moindre de benzodiazépine.

Par ailleurs, en cas d’intolérance avec l’une ou l’autre des molécules à demi-vie longue (Valium – Lysanxia), il est possible de basculer de l’une vers l’autre. Mais comme le souligne le site Sevrage Aux Benzodiazépines (2009), les cas d’intolérance au Valium ou au Lysanxia sont extrêmement rares.

Technique de substitution

 

5. Choisir les protocoles et techniques de sevrage adaptés aux spécificités de la molécule à sevrer

 


Le plan de sevrage en pratique

Un exemple de plan de sevrage pour 2 médicaments : Xanax et Deroxat

Choix de la méthode de sevrage

Sevrage 1 : Deroxat

Sevrage direct. Je sèvre directement le Deroxat sans passer par une molécule de substitution.

Dose journalière de départ : 20 mg
Nombre de prises : 1
Heures de prise : heure de prise actuelle (par exemple 8h00)

Choix de la méthode de sevrage

Sevrage 2 : Xanax

Sevrage indirect : Substitution

Comme la molécule active du Xanax, l’alprazolam est une benzodiazépine à demi-vie courte, je vais opter pour un sevrage indirect et passer par une substitution.

Substitution : je vais remplacer le Xanax par du Lysanxia dont la molécule active est le prazépam qui est une benzodiazépine à demi-vie longue.

Je vais opter pour le Lysanxia sous forme de gouttes.

Équivalence

Je vais rechercher la dose équivalente de Lysanxia

(par exemple en utilisant le convertisseur de Jomax : http://psychotropes.info/calculateur/ en allant dans le menu Conversion et en choisissant Benzo conversion.

J’obtiens l’équivalence suivante : 0.50 mg d’alprazolam = 15 mg de prazépam

La dose équivalente de ma dose journalière actuelle de 0.50mg d’alprazolam (Xanax) est donc une dose journalière de 15 mg de prazépam (Lysanxia)

Formes galéniques du Lysanxia

15 mg de prazépam correspondent à 30 gouttes de prazépam
Ainsi, 2 comprimés de Xanax à 0.25mg, correspondent à 0.50mg d’alprazolam dont la dose équivalente de prazépam est de 15mg ou 30 gouttes.

 

5. Choisir les protocoles et techniques de sevrage adaptés aux spécificités de la molécule à sevrer

 

Sevrage: Pourquoi à 5/6 gouttes de Lysanxia ou à 1mg de Lexomil, les symptômes de sevrage sont-ils susceptibles de s’intensifier?

Comme l’a relevé JP, il se passe bien un truc à 1 mg de Lexomil ou à 6/5 gouttes de Lysanxia. La solution pour gérer ce passage difficile est, comme l’indique JP ; de lisser (=allonger temporairement le palier) et de réduire d’un point le pourcentage, avant de revenir au rythme de servage habituel.
L’explication de ce retour de symptômes à 5 ou 6 gouttes de Lysanxia ou à sa dose équivalente de Lexomil (ou d’autres benzodiazépines) trouve peut-être son origine dans le fait qu’il semble y avoir des seuils lors desquels l’organisme semble ne pas arriver à s’adapter au même rythme aux diminutions. Dans ce cas, allonger temporairement le palier, puis réduire légèrement le pourcentage de diminution semble être la solution pour franchir le seuil.
Par ailleurs, ces seuils, où il convient de lisser et souvent de réadapter le rythme de sevrage, se produisent étonnamment aux mêmes doses journalières : à savoir lorsque le sevrage atteints les 1/3 de la dose de départ ou comme nous l’avons vu, lorsque la dose de 5/6 gouttes de Lysanxia (ou de 1 mg de Lexomil) est atteinte.
C’est notamment en raison de la présence de ces seuils dans le processus de sevrage, que nos recommandations en matière de protocole de sevrage changent en fonction de l’avancée du processus de sevrage (par exemple, pour les benzodiazépines à demi-vie longue, nous conseillons de commencer le sevrage avec des diminutions de 5% et des paliers de 8 jours, mais de finir avec des diminutions de 3% et des paliers de 7 jours).
C’est ce qui expliquerait également pourquoi la méthode des 10% n’est applicable qu’en début de sevrage. En effet, s’il est possible d’appliquer un pourcentage de diminution de 10% sur les premiers mois, nous avons constaté il est quasiment impossible de l’appliquer sur toute la durée du sevrage et qu’au bout de quelques mois, il fallait passer à 7%, puis à 5% et finir à 3%.

Hypothèse de travail concernant ces seuils :
Il s’agirait de seuils où « la forme » de la tolérance change (où son intensité change): où la barrière de la tolérance se passe différemment, à un autre rythme de sevrage.
Est-ce que les seuils s’esquisseraient ainsi ? :

  • Dose journalière initiale : l’organisme est capable de supporter des diminutions de 7% à 10%, parce qu’il se situe la plupart du temps au-dessus du seuil de tolérance
  • 2/3 de la dose initiale : l’organisme rencontre le premier seuil (= 1er seuil de tolérance) et n’est plus capable de gérer les fortes diminutions du début, il supporte alors seulement des diminutions de 5%
  • 1/3 de la dose initiale : l’organisme rencontre le deuxième seuil (= 2ème seuil de tolérance) et n’arrive plus à gérer aussi bien le pourcentage de diminution précédent, il ne supporte alors plus que des diminutions de 3%

Levée de fonds pour le documentaire As Prescribed

Holly Hardman est une actrice et productrice de film As Prescribed. Elle a vécu l’enfer des benzodiazépines et de leur sevrage, elle est ce qu’on appelle une « survivante des benzodiazépines ». Elle a décidé de réaliser un documentaire pour informer le grand public, mais aussi les professionnels sur les ravages que font ces substances.

Elle autofinance son film par des fonds propres et des dons. Pour que le documentaire As Prescribed (=Comme prescrit) puisse voir le jour (certainement en 2018), elle a encore besoin de fonds pour terminer la production.

http://www.asprescribedfilm.com/donations.html

As Prescribed fera la différence! Le film ouvrira les yeux sur la situation critique des victimes des benzodiazépines, et sera un argument convaincant pour que la prise de conscience et le changement se produisent au-delà de la communauté des personnes touchées par les benzodiazépines (the benzo community). Une fois terminé, le film voyagera dans le circuit des festivals du film. Il sera également projeté dans tout le pays [USA] dans les théâtres et les espaces de projections publics indépendants afin que toutes les communautés où qu’elles se trouvent puissent être informées sur le fléau des benzodiazépines dans un cadre qui encourage la discussion et l’action. Le film sera également distribué aux médecins et aux fournisseurs de soins. Ces derniers sont peut-être ceux qui ont le plus besoin de connaître les horreurs de la bête benzodiazépine (benzo beast) et d’être familiarisés avec les méthodes positives afin qu’un changement s’opère dans le monde médical. Nous prévoyons aussi un partenariat avec une société de distribution dynamique en vue d’une diffusion télévisuelle internationale. Nous disposons déjà d’une lettre d’engagement d’une société de distribution très respectée. As Prescribed sera disponible sur de multiples plateformes de diffusion (Amazon, iTunes, etc…) et dans de multiples formats (y compris une version téléchargeable et des DVDs). Nous allons faire naître ce film!

Nous avons les connaissances. Nous avons la motivation et l’énergie pour. Mais, comme pour la plupart des documentaires produits par des indépendants, nous ne disposons pas de tous les fonds nécessaires pour terminer le film. Nous demandons votre aide. Si vous ne pouvez pas nous soutenir financièrement, s’il vous plaît, sollicitez votre famille, vos amis et toutes vos connaissances qui voudront bien vous écouter. « A qui va aller l’argent? ». Pour toutes questions, proposez-leur qu’ils me contactent (hollyhardman88@gmail.com). Montrez-leur la bande annonce. Bien évidemment, la bande-annonce ne raconte qu’un tout petit bout de l’histoire. Le film terminé, qui durera entre 85 et 90 minutes, parlera de notre histoire, comme nous avons besoin qu’elle soit  racontée: fidèlement, entièrement et puissamment.

Nous avons besoin de votre aide. S’il vous plaît fait un don, 100% déductible d’impôt, au film As Prescribed. Allez sur le site Women Make Movies http://www.wmm.com/filmmakers/sponsored_projects.aspx et faites défiler la page jusqu’au lien qui permet de faire un don au film As Prescribed. Ou envoyer un chèque à notre adresse aux Massachusetts: Gobbo Films, LLC, PO Box 662, Williamstown, MA 01267.

Merci!
Holly Hardman (As Prescribed’s never-say-die producer/director)

Traduction libre, Carole

Holly Hardman, la directrice et productrice du film, fait un appel de dons par le biais de l’association WMM (Women Make Movies):

http://www.wmm.com/filmmakers/sponsored_projects.aspx

Et les membres des communautés de soutien liées aux benzodiazépines (benzo community, w-bad.org, Benzo Brains, ….) lancent des campagnes pour lever des fonds, notamment la vente de T-shirts:

https://www.customink.com/fundraising/as-prescribed-benzo-warrior

J’ai été contactée par Nick, un des volontaires du mouvement w-bad qui assiste Holly Hardman, pour réaliser une petite séquence vidéo de soutien qui sera intégrée, avec de nombreuses autres contributions, à la vidéo qui lancera la campagne de levée de fonds. J’espère que cela permettra à Holly Hardman et à son équipe de réunir assez d’argent pour terminer le film et le diffuser courant 2018.

Merci pour votre soutien à ce magnifique projet!!

 

Carole

 

La bande-annonce du film: https://vimeo.com/153513444