10 Comment réagir?

10 Comment réagir?

*Face à l’insomnie :

Le sommeil engendré par les bzd n’est pas un sommeil normal mais celui -ci a tendance à se normaliser et à revenir au niveau précédent à cause de la tolérance.
Les rêves deviennent plus agités,les cauchemars apparaissent : c’est une réaction normale au manque de bzd et en même temps un signe précurseur du début de la guérison.
Le retour du sommeil profond semble être plus LONG après un sevrage ,probablement dû au fait que les niveaux d’anxiété sont plus élevés,le cerveau est trop actif et donc il est difficile de s’endormir.
Cela peut durer parfois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois .

IL est nécessaire d’avoir une hygiène de vie qui permettent de rétablir la fonction du sommeil.

*Face aux crises d’anxiété :

IL est important d’apprendre à les gérer,de faire de la relaxation,des thérapies cognitives ou autres,de l’acupuncture,de l’aromathérapie,des massages,de la réflexologie,de l’homéopathie,du sport,du yoga,de la méditation…

Le fait de découvrir qu’une crise d’anxiété peut être contrôlée sans L’AIDE d’un comprimé accroit la confiance en soi…

*La dépersonnalisation, la déréalisation:

Apparaissent aussi pendant les crises d’ANXIETE et lors d’un sevrage rapide ,mais aussi dans des cas d’extrêmes urgences et chez des personnes soumises à la torture .
Ces états protègeraient d’une souffrance intolérable.

*Les hallucinations :
Sevrage trop rapide

*La dépression,l’agressivité et les obsessions :

La dépression est courante durant l’usage à long terme d’une bzd et durant le sevrage et peut être le résultat de changements biochimiques au niveau du cerveau provoqués par les bzd .
On a vu que ceux-ci aidaient les gaba pour apaiser ,MAIS en même temps ils RÉDUISENT l’activité de la sérotonine et de la nor épinéphrine, ces neurotransmetteurs que l’on sait impliqués dans le DÉPRESSION.
Celle-ci réagit aux AD de la même façon que lors d’une dépression ordinaire.

Tous les autres symptômes disparaitront eux aussi à la fin du sevrage .

*Antidépresseurs et sevrage :

la dépression peut parfois être sévère et exposer à un risque suicidaire,rare lors d’un sevrage lent et progressif.
L’anxiété peut s’aggraver temporairement au début du traitement c’est pourquoi il faut démarrer doucement en augmentant la dose sur 2 ou 3 semaines.
Attention au Prozac en début de traitement: état agité,violent ou suicidaire.
La mise sous AD n’empêche pas la continuation du sevrage et il faut éviter d’augmenter la dose.

Les AD calment la dépression , ont des effets anxiolytiques et aident activement le processus de sevrage d’une bzd.
NB :ce sujet est très controversé et les avis divergent

Le sevrage des AD produit les mêmes effets que celui des bzd et se sèvrent de la même façon , avec peut-être un allongement du palier pour plus d’efficacité .

Certains AD ont un effet sédatif pour traiter l’insomnie

*Par ailleurs on peut comprendre pourquoi les bzd sont facteurs de dépression :

Cette augmentation de l’activité inhibitrice du GABA causée par les bzd réduit l’action des autres neurotransmetteurs prompts à l’excitation :
ce sont la sérotonine,l’acétylcholine , la dopamine et ils sont nécessaires pour la mémoire,le tonus et la coordination musculaire,le fonctionnement hormonal,le rythme cardiaque,la tension artérielle et autres fonctions qui peuvent être altérées par les bzd .

Physiopathologie de la dépression :
La dépression est liée à une altération des systèmes de neurotransmission, notamment au niveau du cortex cérébral et du système limbique avec diminution des taux synaptiques de noradrénaline, de dopamine et de sérotonine ainsi que des perturbations dans l’homéostasie du glutamate.

 

Par Thérèse

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION

2 Comment les benzodiazépines agissent-elles sur notre organisme ?

2 Comment agissent les benzodiazépines sur notre organisme ?

*Les bzd facilitent l’action d’une substance chimique naturelle, le GABA, neurotransmetteur qui transmet les messages d’un neurone à un autre.
Le message transmis par le GABA est un message inhibiteur qui exerce une influence apaisante sur le cerveau et cette action naturelle du GABA est augmentée par les bzd qui exercent en retour une influence inhibitrice supplémentaires (souvent excessive) sur les neurones.

Cette augmentation de l’activité inhibitrice du GABA causée les bzd réduit l’action des autres neurotransmetteurs prompts à l’excitation :
ce sont la sérotonine,l’acétylcholine , la dopamine et ils sont nécessaires pour la mémoire,le tonus et la coordination musculaire,le fonctionnement hormonal,le rythme cardiaque,la tension artérielle et autres fonctions qui peuvent être altérées par les bzd.
D’autres récepteurs de bzd,non liés au gaba ,sont présents dans le *rein, *le colon *les composants du sang et le *cortex surrénal et peuvent eux aussi être affectés par l’usage des bzd….

*Les bzd engendrent aussi des effets contraires :

  • La Sur sédation est liée au dosage qui entraine des effets sédatifs et hypnotiques des bzd ,avec comme symptômes *somnolence *troubles de concentration *manque de coordination *faiblesse musculaire *étourdissements *confusion mentale
  • Dépendance à d’autres drogues comme les hypnotiques et quelques AD , les neuroleptiques ,les sédatifs antihistaminiques ,les opiacés et surtout l’ALCOOL .
  • Troubles de mémoire
  • Effets stimulants paradoxaux :à l’approche du sommeil il y a une augmentation de l’anxiété,de l’insomnie,des cauchemars ,des hallucinations ,des états d’irritabilité …
  • Dépressions et émotions émoussées :les bzd peuvent à la fois causer ou aggraver la dépression car ils réduisent la production de sérotonine .
    “l’anesthésie émotionnelle” est sans doute liée à l’effet inhibiteur des bzd sur l’activité des centres émotionnels au niveau du cerveau.
  • la TOLÉRANCE : la dose prescrite à l’origine produit progressivement moins d’effet et une plus forte dose est nécessaire…il est inutile de prescrire une 2ème bzd.
    L’absorption à long terme d’une bzd peut même du fait de la tolérance aggraver les troubles de l’anxiété , et donc des symptômes de sevrage apparaissent malgré la prise de bzd. Ces symptômes disparaissent en réduisant la dose et à la fin du sevrage.
  • la DÉPENDANCE: psychologique et physique peut se développer à la suite d’une utilisation régulière et répétée en quelques semaines ou en quelques mois.

Par Thérèse

3 Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?

Série « Se reconstruire », 6 ème vidéo

Bonjour à tous,

La 6 ème vidéo de la série « Se reconstruire » après la médication psychiatrique est en ligne:

Reconstruction (vidéo 6): Sortir du vide et (re)trouver sa place dans le monde

Retrouvez les autres vidéos de la série ici: Playlist « Se reconstruire »

Bon week-end!!

Meilleures salutations,
Carole