14/10/2010
17. Réactions paradoxales
Année 2006
En cette année 2006, je venais de fêter mes 30 ans.
Cela faisait douze ans que je prenais des neuroleptiques, des antidépresseurs et/ou des anxiolytiques suite à l'hospitalisation ambulatoire en unité psychiatrique que j'avais subie au cours de ma dernière année de gymnase à l'âge de 18 ans.
J'avais bien tenté d'arrêter de prendre ces médicaments psychiatriques à plusieurs reprises, mais je n'y étais jamais parvenue à cause de la dépendance que j'avais développée à ces produits.
A cette dépendance qui durait depuis plus de 11 ans était venue s'ajouter la tolérance au médicament. Ainsi, il me fallait augmenter les doses pour obtenir le résultat des premières prises et calmer les symptômes de manque.
Au début, lorsque la tolérance à un médicament apparaissait, les psychiatres m'en prescrivaient un autre. J'étais ainsi passée d'un médicament psychiatrique à un (ou plusieurs) autre(s) pendant dix ans.
Mais depuis une année, je n'avais plus eu la force d'aller voir un psychiatre. Je n'en pouvais plus de chaque fois faire face à des personnes qui n'en avaient rien à faire de ma souffrance et de ma dépendance à leurs produits.
A chaque fois que j'allais voir un nouveau psychiatre, je nourrissais le fol espoir que ce dernier serait celui qui m'aiderait à arrêter de prendre ces produits. Malheureusement, la seule chose qu'il me proposait, était de changer de médicament et non de l'arrêter.
N'ayant plus changé de médicament depuis plus d'une année, la tolérance que j'avais développée à ce dernier m'avait conduite à en prendre de plus en plus pour éviter de souffrir de l'effet de manque.
A la fin de l'année 2006, je prenais jusqu'à 6 comprimés de Tranxilium par jour. Je me les faisais prescrire par ma généraliste.
Bien évidemment, j'allais de plus en plus mal.
Je commençais à prendre beaucoup de poids, je perdais la mémoire de façon catastrophique, mon raisonnement et ma logique n'étaient plus que de vagues souvenirs.
Je tenais des discours de plus en plus incohérents et mon sommeil n'était plus du tout réparateur même si je passais plus de seize heures par jour à dormir. Une fatigue chronique s'était installée depuis plusieurs années et je n'arrivais pas à en venir à bout
Tous ces effets secondaires n'avaient fait que s'amplifier depuis dix ans et je commençais même à souffrir d'effets paradoxaux très lourds.
Je souffrais d'une anxiété généralisée, d'agoraphobie, de nervosité, d'agitation, d'excitation, d'irritabilité, d'agressivité et de rage irrationnelle.
Cette rage fit peur à mes proches et la plupart coupèrent les ponts d'avec moi.
Comme je supportais de moins en moins bien de me retrouver seule, je décidais d'en parler avec ma généraliste.
J'avais fait quelques recherches sur Internet et j'avais associés mes réactions paradoxales à une nouvelle maladie psychiatrique: L'état limite ou pathologie Borderline.
Mes émotions étaient tellement exacerbées par la prise de Tranxilium que mon état ressemblait tout à fait à la description des personnes Borderlines.
Ma généraliste me donna une adresse à Prangins où une psychiatre spécialiste des Borderlines me reçu.
Bien évidemment, elle confirma que mon exacerbation émotionnelle était le signe clinique de la pathologie Borderline.
Je lui demandais de m'aider à me soigner, mais elle me répondit que comme je n'avais pas fait de tentative de suicide, elle ne pouvait pas me prendre en charge. Le réglement de l'établissement était très clair à ce sujet, seules les personnes ayant commis une ou plusieurs tentatives de suicide pouvaient être admises dans cet établissement.
Je me retrouvais une fois de plus sans aide face à mes problèmes de dépendance et de tolérance aux médicaments psychiatriques, ainsi que face aux nombreux effets secondaires et paradoxaux que ceux-ci entraînaient.
Je retournais donc voir ma généraliste pour qu'elle continue à me prescrire mes doses quotidiennes de Tranxilium.
Je ne savais plus vers qui me tourner pour trouver de l'aide et je me retrouvais de plus en plus seule, ma famille ne supportant plus de me voir dans cet état de délabrement avancé.
A la fin de cette année 2006, je ne sortais plus de chez moi que pour aller chercher ma prescription de Tranxilium...
... à suivre
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Information:
"Réactions paradoxales aux benzodiazépines
Les effets paradoxaux des benzodiazépines
Les effets paradoxaux des benzodiazépines (effet contraire à l’effet recherché) sont à distinguer des effets secondaires (aussi appelés effets indésirables). Ces derniers peuvent être gênants ou même dangereux pour la santé, ils ne sont pas pour autant appelés paradoxaux. Ils sont souvent bien identifiés par les médecins (ainsi la perte de mémoire) et par le patient, car ils n’entretiennent aucun rapport avec la situation qui a conduit le patient à prendre la benzodiazépine et le médecin à la prescrire.
Les effets paradoxaux en revanche sont bien plus compliqués à reconnaître car ils sont mal identifiés par le patient et son médecin. Ils sont bien souvent interprétés comme une dégradation autonome de l’état du patient, ce qui conduit à la poursuite du traitement (ou à l’augmentation des doses), alors que c’est précisément le traitement qui aggrave l’état du malade.
Le cercle vicieux s’enclenche alors, la poursuite du traitement ou l’augmentation des doses entraînant une nouvelle aggravation de l’état du patient, à nouveau mal interprétée, et ainsi de suite.
Bien souvent, c’est le patient qui identifiera, le premier, cet effet paradoxal. Les médecins sont trop peu informés de l’existence -et de l’occurrence somme toute assez fréquente- de ces effets paradoxaux et ils refusent souvent l’interprétation que le patient fait de son propre état de santé. Ceci place le patient dans une position impossible, tant en raison de sa situation très dégradée que de l’état de dépendance dans lequel il se trouve déjà engagé.
Les effets paradoxaux sont pourtant indiqués sur les notices des benzodiazépines (même s’ils sont naturellement minimisés pour les raisons que l’on sait). Ils varient souvent d’une benzodiazépine à l’autre et d’un patient à l’autre.
Les effets paradoxaux des benzodiazépines sont les suivants :
-aggravation (ou apparition) de l’insomnie
-aggravation (ou apparition) de l’anxiété, du trouble panique, du trouble d’anxiété généralisée
-aggravation (ou apparition) de la nervosité, de l’agitation
-aggravation (ou apparition) de phobies (ainsi l’agoraphobie, la phobie sociale, les peurs irrationnelles)
-aggravation (ou apparition) de l’hypomania, de l’excitation
-aggravation (ou apparition) de l’agressivité, de l’hostilité, d’une rage irrationnelle
-aggravation (ou apparition) de l’hyperactivité
-aggravation (ou apparition) de spasmes musculaires, du syndrome des jambes / bras qui bougent tous seuls (Restless Leg syndrome), de tremblements
-aggravation (ou apparition) de cauchemars, rêves très mouvementés
Une personne ayant expérimenté une des réactions paradoxales aux benzodiazépines est très susceptible de les connaître presque toutes si elle n’est pas avertie du risque et poursuit son traitement (ou l’augmente).
Les études varient quant à leur appréciation du pourcentage de personnes susceptibles de connaître un effet paradoxal aux benzodiazépines (les estimations les plus basses l’évaluent à 1 pour mille, les plus hautes à 5 pour cent). "
Source: http://benzodiazepines.onlc.fr/index.php?page=6
15:00 Publié dans témoignage | Tags : témoignage psychiatrie, tranxilium, dépendance, effets secondaires, psychiatrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
06/10/2010
16. Coup de grâce
Année 2005
Depuis trois ans, ma vie s'était comme arrêtée. Je n'avais plus de force et je commençais à baisser les bras face à cette psychiatrie qui m'avait assujettie à ses traitements médicamenteux.
En cette année 2005, j'allais fêter mes 29 ans et mes 11 ans de psychiatrie.
Ma vie n'avait plus de sens. Je ne comprenais plus rien de ce qui m'arrivait, tout m'échappait.
Je vivais sans vivre.
C'est au printemps de cette année que j'appris que mon père souffrait d'un cancer.
Malheureusement, lorsque sa maladie fut détectée, il était déjà trop tard pour le soigner. Ainsi, quelques mois plus tard, l'état de mon père se dégrada très vite et il dut être hospitalisé en soins palliatifs.
Ce fut un coup très dur pour moi.
Comme cela faisait déjà plusieurs années que je n'arrivais plus à supporter les douleurs dues aux effets secondaires et au manque générés par ma dépendance aux médicaments psychiatriques, je ne fis plus d'efforts pour contrôler ma prise en cette période très difficile.
Ainsi dès que le manque se faisait sentir, je prenais un comprimé.
Je n'avais pas la force de supporter l'agonie de mon père et les souffrances dues au manque.
Durant les quelques mois que passa mon père dans le service de soins palliatifs de Rive-Neuve, je ne portais aucune attention au nombre de comprimés que je prenais. Tout ce qui m'importait, c'était de me sentir bien pour pouvoir accompagner mon père dans cette lente agonie.
Je voulais être forte pour pouvoir l'aider et le soutenir, donc je ne voulais pas être gênée par mes problèmes de manque.
Je passais ainsi plusieurs mois au chevet de mon père.
Dès que je rentrais chez moi, je prenais un Tranxilium pour me calmer. J'en prenais un deuxième avant d'aller dormir. Le lendemain, j'en reprenais un en me levant pour pouvoir affronter le journée et finalement, j'en prenais un dernier à midi pour pouvoir aller voir mon père dans l'après-midi.
Cette routine dura jusqu'au 14 novembre 2005, date à laquelle mon père décéda.
A la fin de cette année 2005, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je venais de perdre mon père et maintenant, je devais affronter les problèmes liés à la succession.
Tout cela était très dur à supporter. Les bagarres entre les héritiers, les passages devant le tribunal des successions, etc...
A nouveau, je n'eus pas la force d'ajouter à tout cela, les souffrances dues au manque.
Donc, à nouveau, je ne fis aucunement attention au nombre de comprimés que je prenais. Dès que le manque se faisait sentir, j'avalais un Tranxilium.
Ainsi au printemps de l'année 2006, je prenais cinq comprimés par jour.
La tolérance que j'avais développée à cette substance augmentait de façon exponentielle.
A la fin de l'année 2006, je prenais jusqu'à six Tranxilium par jour.
Je n'arrivais plus à me concentrer, je perdais progressivement ma mémoire à court terme et je commençais également à tenir des discours incohérents.
Je passais mes journées au lit. Je dormais jusqu'à vingt heures par jour. Les effets secondaires s'étaient amplifiés à un tel point que je souffrais en continu.
Les douleurs psychiques étaient telles que je me coupais les avants-bras pour les apaiser. Le fait de souffrir physiquement calmait momentanément les souffrances psychologiques.
Cette période de ma vie fut sans doute la plus pénible. Je me voyais sombrer encore plus dans la dépendance sans pouvoir trouver la force d'en sortir.
Je ne voulais pas mourir comme cela. Je ne voulais pas que la psychiatrie ait raison de moi.
Mais comment m'en sortir? Comment faire pour arrêter de prendre ces satanés médicaments puisque aucun médecin ne voulait m'aider à entamer une procédure de sevrage? Comment trouver la force de lutter seule face à cette dépendance tenace?
J'étais plus bas que jamais aussi bien physiquement que psychologiquement. Je ne savais pas comment allait se présenter l'avenir, ni même s'il y allait avoir un avenir pour moi.
Comment se projeter dans le futur, quand la seule chose qui importe est de savoir quand on pourra enfin prendre sa prochaine dose pour calmer la morsure du manque?
Comment s'imaginer vivre autrement quand cela fait plus d'une dizaine d'années que tout tourne autour de ces satanées substances?
Comment s'affranchir d'elles alors que tout est fait pour que l'on reste accro?
A la fin de cette année 2006, je ne nourrissais plus aucun espoir de liberté et je me laissais dériver au bon gré de cette omniprésente psychiatrie....
... à suivre
12:36 Publié dans témoignage | Tags : témoignage en psychiatrie, psychiatrie, antidépresseur, tranxilium, tranxène, dépendance, tolérance, psychiatre, psy | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06/09/2010
15. Errance 2003-2004
Année 2003
Je prenais quotidiennement des médicaments psychiatriques depuis 1994 et j'avais développé une dépendance à ces substances.
Malheureusement, je n'avais toujours pas pris conscience de l'existence de cette dépendance physique et les médecins m'assuraient depuis neuf ans qu'il n'existait pas de problème de ce genre avec ces produits.
Les différents psychiatres qui m'avaient suivis depuis mon passage à l'unité psychiatrique ambulatoire de la fondation de Nant, m'avaient chaque fois prescrit un traitement médicamenteux différent. Ainsi, depuis neuf ans, j'avais constamment dû changer de psychotropes. J'avais notamment dû prendre du Nozinan, du Melleril, du Tranxilium, de l'Effexor, du Deroxat, du Xanax, du Truxal, du Deanxit, du Risperdal, de l'Haldol...
Et la liste est encore longue....
Depuis cette fameuse année 1994 où ma vie avait basculée dans l'enfer de la psychiatrie à cause d'un banal surmenage lors de ma dernière année de gymnase (=lycée), j'avais de plus en plus de mal à supporter les effets néfastes des traitements médicamenteux que les psychiatres m'obligeaient à suivre.
Depuis 1994, ma vie était gouvernée par la psychiatrie. J'avais bien essayé de reprendre ma liberté vis-à-vis d'elle en tentant par deux fois d'arrêter de prendre des médicaments, mais la dépendance que mon corps avait développé à ces substances ne m'avait pas permis de m'en affranchir.
J'étais complètement prisonnière de la psychiatrie.
J'avais tenté de mener à bien mes projets malgré l'omniprésence de la psychiatrie dans ma vie, mais à chaque fois, cette discipline m'avait fortement freinée dans leur réalisation.
Devoir vivre avec la pléthore d'effets secondaires que produisaient sur moi les psychotropes était très invalidant. Le plus problématique de ces effets néfastes était certainement la dépendance.
Un des autres très gros problèmes engendrés par la prise chronique de ce genre de médicaments était la tolérance aux produits.
En 2004, cela faisait dix ans que j'étais médicamentée et après tant d'années de prises quotidiennes de psychotropes, mon corps avait développé une tolérance à ces substances.
Je prenais du Tranxilium et du Deroxat depuis quelques mois et je commençais à sentir le manque entre deux prises. Selon la prescription du médecin, je devais prendre un comprimé de chaque tous les matins, mais à partir de vingt heures le soir, la sensation de manque se faisait durement sentir.
Je passais des nuits atroces. Les douleurs dues au manque m'empêchaient de dormir et je me levais toujours plus tôt pour prendre "ma dose". Après quelques semaines à ce régime là, je commençais à prendre un deuxième comprimé de Tranxilium le soir pour pouvoir supporter les symptômes de manque.
Cela me soulagea en temps, car je ne ressentis plus l'effet de manque le soir et je pus dormir un peu.
Malheureusement, ce sommeil n'avait rien de réparateur. En effet, plus tard j'appris que la plupart des psychotropes supprimaient une des phases du sommeil. Ainsi, je dormais plus de dix heures par nuit, mais je me réveillais chaque jour encore plus fatiguée que la veille.
En fait, depuis dix ans que j'avalais quotidiennement au moins un médicament psychiatrique, il n'y avait pas un jour où je ne me sois pas sentie épuisée. La suppression d'une phase de sommeil lors de la prise de ces produits avait généré chez moi cette fatigue chronique. Fatigue que les psychiatres avaient bien sûr mise sur le compte de ma soi-disant dépression chronique.
J'avais développé une dépendance et une tolérance aux médicaments prescrits par les psychiatres et en cette année 2004, je n'en pouvais plus. J'étais à bout. Je n'arrivais plus à supporter d'être tombée si bas.
J'avais perdu toute confiance en moi et je me laissais aller. Je n'avais en fait plus la force de me battre pour retrouver une vie sans médicament.
Je ne ressentais pratiquement plus rien. C'était comme si j'avais perdu l'usage de mes cinq sens. La seule sensation que je pouvais encore ressentir, c'était la douleur. J'avais donc commencé à me faire tatouer plus que de raison pour me sentir vivante, car mon corps ne répondais plus qu'à ce type de stimulus. Pour le reste, j'étais comme anesthésiée.
Il faut dire que tout mon corps fonctionnait "de travers" depuis plusieurs années. Par exemple: Je ne pouvais pas me mettre ne serait-ce qu'une minute au soleil sans avoir des maux de tête, des bouffées de chaleur et suer abondamment.
Toutes les nuits, je transpirais énormément et j'avais des crampes.
J'avais également tout le temps faim et je devais souvent me lever la nuit pour aller manger quelque chose.
Je n'avais plus d'équilibre et je tombais souvent.
J'avais aussi des problèmes d'allergie cutanée.
Des problèmes de mémoire étaient bien présents et il m'était devenu totalement impossible de me concentrer.
Je n'arrivais plus à supporter ces souffrances au quotidien, d'autant plus qu'elles n'avaient fait qu'empirer depuis dix ans.
Je voyais aussi mon conjoint continuer son cursus universitaire, alors que moi j'avais dû faire une croix dessus.
En 2004, il terminait son doctorat à l'EPFL, pendant que moi je m'éloignais de plus en plus des chemins de la réussite. Nous avions eu le même parcours jusqu'en 1995 (année du baccalauréat) et dix ans après, la psychiatrie m'avait broyée, tandis que lui décrochait un poste d'enseignant chercheur.
C'était dur de voir mon conjoint pleinement réussir là où j'avais totalement échoué.
Mais ce qui était encore plus dur à accepter, c'était d'être devenue une épave bourrée de médicaments et de ne plus avoir la force de me battre pour me sortir de cet état.
Je n'avais plus aucune estime de moi, je me détestais au point de ne même plus vouloir me battre pour retrouver cette vie que j'avais avant et que j'avais tant aimée.
En fait, j'étais arrivée à la limite de ce que je pouvais encaisser psychiquement et physiquement et je n'avais plus la force de supporter la moindre douleur due à l'effet de manque.
De toute façon à quoi bon lutter, je n'arrivais pas à me débarrasser de ces substances dont les effets secondaires s'aggravaient de jour en jour et mon avenir était fortement compromis si je continuais à prendre ces produits.
Je commençais doucement à baisser les bras et à me dire que je devrais supporter toute ma vie d'être dans cet état. Je ne me voyais plus d'avenir, tant tout était devenu difficile à faire sous l'emprise de ces drogues.
Ainsi en 2004, j'étais sur le point d'abdiquer face à la toute puissante psychiatrie en laissant les psychotropes prendre le contrôle définitif de ma vie...
à suivre...
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Information Wikipédia:
"Le Clorazépate est un médicament de la famille des benzodiazépines. Il est utilisé pour ses propriétés anxiolytiques, anticonvulsivantes et sédatives.
Le Clorazépate est commercialisé sous la marque Tranxène® ou Tranxilium® par les laboratoires Sanofi-Aventis."
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Clorazépate
Informations:
Tolérance et dépendance aux benzodiazépines:
"L'usage des benzodiazépines peut provoquer l'apparition d'effets secondaires et/ou paradoxaux conduisant souvent à une mauvaise interprétation de l'état de santé du patient, qui implique le maintien d'un traitement inadapté.
Par ailleurs, si cet usage est prolongé, il peut susciter une tolérance de l'organisme ainsi que l'apparition d'une forte dépendance physique. A l'arrêt du traitement, des symptômes de sevrage apparaissent dans un grand nombre de cas, qui sont à nouveau l'objet d'autant de diagnostics erronés pouvant conduire à la reprise du traitement - qui a pourtant déjà signalé son inefficacité, voire sa nocivité.
[...]
La tolérance est l'autre facteur principal de l'aggravation de l'anxiété ou de l'insomnie sous benzodiazépines. La tolérance est le mécanisme suivant lequel le cerveau s'habitue à l'effet du produit, ce qui conduit le patient à augmenter les doses pour obtenir l'effet initial. Contrairement à une idée reçue, et largement répandue par les professionnels de santé qui préfèrent incriminer le patient plutôt que le produit qu'ils prescrivent si largement, le patient n'est pas coupable de ces augmentations - il n'est pas dans une conduite toxicomaniaque mais se retrouve contraint à augmenter les doses pour fonctionner normalement.
La tolérance à l'effet hypnotique (qui induit le sommeil) des benzodiazépines intervient en quelques semaines, de même que la tolérance aux somnifères, ce qui explique que de nombreuses personnes finissent par prendre une boîte entière de Stilnox ou d'Imovane pour trouver le sommeil. La tolérance à l'effet anxiolytique (qui provoque la relaxation) prend plusieurs mois. Il n'existe pas de tolérance à l'effet amnésique des benzodiazépines, ce qui explique que les détériorations cognitives causées par les benzodiazépines, loin de s'atténuer avec le temps, persistent et s'aggravent lorsque le traitement est poursuivi.
Lorsqu'une personne atteint un stade de tolérance au produit, elle se retrouve non seulement contrainte à augmenter les doses - mais bien souvent c'est en pure perte : la benzodiazépine ou le somnifère ont cessé d'être efficaces et le manque ne tarde pas à apparaître. Il n'est donc pas rare qu'un patient souffre de symptômes de sevrage alors même qu'il est sous traitement en raison de l'apparition de la tolérance - mais à nouveau, les médecins interprètent cette anxiété ou cette insomnie comme endogène et nécessitant le maintien du traitement, ou l'introduction de nouveaux psychotropes - alors que le sevrage est la seule solution viable à long terme."
Source: http://www.benzodiazepines.onlc.fr/
14:42 Publié dans témoignage | Tags : témoignage en psychiatrie, témoignage psychiatrie, antidépresseur, paroxétine, tranxilium, dépendance, tolérance, psychotropes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

