Etre soi-même?

Aujourd’hui, je me suis demandé:

« Suis-je moi-même ou suis-je la personne que les autres veulent ou ont besoin que je sois? »

Ne vous êtes-vous jamais demandé si vous étiez qui vous êtes ou si vous étiez celui que les autres veulent que vous soyez? C’est une question que je me suis posée, il y a longtemps, mais ce n’est que maintenant que j’entrevois la réponse et l’ampleur de ses conséquences…

J’ai compris qu’enfant, j’avais appris à penser le monde comme mon entourage le pensait. Petite, je voyais les choses à ma façon, mais en grandissant, au contact de l’éducation, plongée dans le système scolaire obligatoire et immergée dans les valeurs de ma famille et de la société, j’appris à voir le monde comme on me le demandait, à me comporter comme les autres et surtout à cacher et enterrer toutes les choses qui me rendaient différente.

J’ai docilement appris à ne plus être moi et à endosser le rôle qu’on m’avait attribué. Je suis devenue une très bonne actrice et j’ai endossé le rôle de la petite fille sage avec brio…
Malheureusement ou heureusement, au contraire, il est très difficile de jouer un rôle toute sa vie et ce fût à l’adolescence que je me suis rendue compte que la personne que j’étais devenue ne correspondait pas à la personne que je voulais être et encore moins à la personne que j’étais…

Est-ce pour cela que l’adolescence est caractérisée par la rébellion et l’insoumission? Est-ce que c’est parce que c’est à ce moment-là que l’Etre Humain se rend compte que la façon dont on lui demande de vivre, la façon dont on lui demande de se comporter et d’être avec les autres, et finalement la façon dont on lui demande de penser, ne correspond pas du tout ou si peu à la personne qu’il est profondément?

J’ai réussi à me plier, difficilement, aux demandes de mon entourage jusqu’à l’adolescence, mais presque arrivée à l’âge adulte, ce devint trop difficile.
A l’adolescence, tout a volé en éclats! En envoyant valdinguer les dialogues de mon personnage, j’ai brisé l’équilibre de la pièce de théâtre qui se jouait autour de moi depuis des années. Le script et la dynamique relationnelle sur lesquels les membres de ma famille s’appuyaient pour fonctionner au quotidien ne pouvaient plus s’appliquer si je ne jouais plus mon rôle comme ils l’attendaient. En sortant de mon rôle, j’ai fait paniquer les membres de mon entourage, car ils ne savaient plus comment interpréter leurs propres rôles avec un acteur qui voulaient interpréter le sien différemment. En effet, comment continuer à jouer les mêmes scènes avec un personnage différent, avec un acteur qui veut jouer différemment? La perte de contrôle que j’ai engendrée en sortant du scénario a complètement bouleversé la dynamique de la petite troupe et l’a placée dans cette situation désagréable de changement qui oblige à abandonner ce qu’on connaît pour se diriger vers l’inconnu, vers un nouvel équilibre où toutes les « données » vont être modifiées…

En fait, c’est l’histoire de l’ado rebelle qui fait valdinguer l’équilibre de la famille, du groupe, de la classe, de la communauté, juste parce qu’il revendique son droit à vivre pleinement selon son ressenti, ses besoins, son âme, sa conscience… c’est l’histoire de l’ado qui se sent très mal de jouer un rôle tous les jours et qui aimerait redevenir lui-même, redevenir un Etre Humain et ne plus être assimilé au rôle qu’on lui a imposé depuis sa plus tendre enfance. Comme l’acteur de cinéma qui cherche désespérément à se débarrasser de ce rôle qui lui colle à la peau depuis des années pour enfin pouvoir être lui, être ce qu’il est.

Pourquoi les acteurs pètent-ils souvent un câble? Je pense que c’est parce que leur public leur demande d’être le personnage du film, alors que ce n’est pas du tout la personne qu’ils sont. On leur refuse le droit d’être eux-mêmes, on leur demande d’être le personnage qu’on a vu à la télé et qu’on a adoré. On leur impose de se comporter comme lui et d’avoir les mêmes valeurs, celles qui nous ont plu à nous et nous sommes tristes, désemparés et déçus lorsqu’ils ne se comportent pas comme ils l’ont fait dans les films. Souvenez-vous de ces Peoples qu’on aperçoit en privé et qui ne ressemblent pas du tout à ce qu’ils montrent en public. On les fusillent de remarques acerbes et haineuses pour leur faire comprendre que leur comportement nous déplaît et qu’ils doivent redevenir comme avant, comme on les a connus en public, dans ce qui a fait leur célébrité et donc, ce qui a fait qu’on les a aimé.

Voyez-vous le parallèle avec l’adolescent qui tout à coup sort du cadre et n’agit plus selon ce qui plaît à ses parents ou à ses enseignants, qui se met à sortir de l’image qu’on a créée de lui? Les parents, les enseignants se mettent à détester ce comportement car il ne ressemble plus à celui qu’ils avaient construit et aimé avant. Les sanctions commencent à tomber, histoire de faire comprendre à cet adolescent qu’on ne l’aime pas comme ça, qu’on l’aime comme il était avant, quand son comportement correspondait à celui du « scénario » qu’on avait construit pour lui.
Les gens n’aiment pas le changement et ils n’aiment donc pas que les individus qui les entourent changent de comportements. L’Homme aime que les choses soient constantes et prévisibles et que son petit monde ne change pas trop. Que tout le monde soit toujours dans les mêmes rapports et que personne sorte du cadre….

Ainsi, lorsqu’on se rend compte qu’on nous fait jouer un rôle, qu’on nous demandent d’agir selon le bon vouloir et les besoins des autres et qu’on nous interdit d’être nous-mêmes sous peine d’être sanctionnés, on commence à se sentir mal, à se sentir emprisonnés dans ce rôle que d’autres ont construits pour nous et qui ne répond pas à nos besoins ou à nos valeurs. On se sent emprisonné dans une voie sans issue où les seuls choix semblent être:

– continuer à me comporter comme on me le demande et ressentir ce mal-être qui m’indique que celui qu’on me demande d’être ne me correspond pas.

– commencer à me comporter en accord avec qui je suis tout en sachant que les personnes qui m’entourent ne vont pas aimé ce changement et vont certainement tout faire pour que je me comporte comme ils ont « besoin » que je me comporte.

Parfois, continuer à être comme les autres nous demande d’être nous rend si mal que nous cherchons des solutions pour ne plus souffrir, mais pour pouvoir quand même continuer à « répondre à leur demande, à leurs besoins ». Nous savons que nous comporter autrement peut les faire souffrir et nous ne supportons pas cette idée. Nous savons ce que c’est Souffrir, puisque nous le vivons tous les jours dans le décalage entre ce que nous montrons extérieurement et ce que nous vivons intérieurement. Nous savons que cette souffrance est atroce et nous ne voulons pas que les Etres qui nous entourent, les Etres qui nous sont chers, la vivent. Nous avons compris que nos proches souffrent lorsque nous ne répondons pas à leurs besoins, lorsque nous ne nous comportons pas avec eux comme eux souhaitent qu’on soit avec eux. Cette peur de les faire souffrir et cette peur de ne plus être aimé si nous sommes nous-mêmes, nous entraîne vers cette situation impossible où nous décidons de sacrifier nos valeurs, nos besoins, notre âme, notre Etre et notre vie, pour continuer à être pour eux cette image de nous qu’ils aiment, ce personnage qui répond à leur besoin et qui leur assure le bonheur.

Alors me direz-vous: être soi-même, c’est faire souffrir les autres et ne pas être soi-même, c’est souffrir?

Ce n’est pas aussi simple que cela. En réalité, lorsque tout le monde joue un rôle dans une pièce de théâtre familiale, professionnelle ou relationnelle, il y a toutes les chances que la majorité des gens ne soient pas eux-mêmes et souffrent. Ils se sont simplement embarqués dans des relations qui ne sont pas saines pour eux et ils ne savent souvent pas comment fonctionner autrement: ils continuent à tenir leur rôle parce qu’ils pensent qu’il n’est pas possible de fonctionnement autrement. Alors tout le monde souffre en silence en continuant à faire tourner cette pièce de théâtre défaillante.

En fait, dans de telles relations, ce n’est pas le fait qu’une personne décide de devenir elle-même qui fait souffrir les autres, c’est le fait que les autres n’osent pas devenir eux-mêmes et ne savent plus comment faire quand une personne fait tomber les masques que chacun porte en révélant que c’est une mascarade qui se joue et non des relations authentiques où chacun pourrait exprimé ses besoins et qui il est sans être blâmé.

La souffrance que nous vivons lorsque nous jouons un rôle, lorsque nous ne faisons que répondre aux attentes des autres, nous signale que nous ne nous écoutons pas et que nous sommes en train de dépérir de l’intérieur.

La souffrance que les autres vivent lorsque nous décidons de ne plus répondre à leurs attentes soit leur signale que la personne qui était en train de répondre à leurs attentes et à leurs besoins ne le fera plus, soit elle leur révèle que eux non plus ne sont pas authentiques, qu’ils jouent un rôle et qu’ils ne sont peut-être pas eux-mêmes.

Lorsque nous décidons d’être nous-mêmes, notre entourage ne souffre pas parce que nous sommes nous-mêmes, mais parce que nous ne répondons plus à ses attentes, qu’il a « perdu le contrôle sur nous » ou qu’il réalise qu’il n’est pas lui-même non plus.

Bien évidemment, en continuant à être la personne que les autres attendent qu’on soit, on évite tout ce « drame ». Tout le monde souffre alors peut-être dans son coin, mais au moins la souffrance n’est pas visible et c’est souvent ce qui importe lorsque une pièce de théâtre, bridant les besoins, les valeurs et la attentes de chacun, se joue au sein d’une famille, dans un milieu professionnel ou dans n’importe quel groupe de personnes. Si un des membres s’avise de briser l’équilibre de la pièce et fait éclater au grand jour sa dysfonctionnalité et les souffrances individuelles cachées au prix des plus grands efforts, alors c’est lui qu’on va blâmé, qu’on va montré du doigt, qu’on traité de fauteur de troubles, de malade. En réalité, ce sont les relations et la communication entre les membres qui sont malades, mais comme le groupe, la famille ou l’équipe doit continuer à fonctionner, même de manière bancale, c’est celui qui a révélé ce dysfonctionnement qu’on va traiter de « malade » et qu’on va tenter de « soigner » pour que la pièce de théâtre puisse continuer à se jouer. Comment va-t-on « soigner » cet être « dysfonctionnel » qui n’arrive plus à tenir sa place dans la famille ou dans la société? De ce côté-là, tout est permis. Tout va être tenté pour le faire rentrer dans le rang ou pour l’exclure de la pièce. Généralement, lorsque cela va être difficile (éthiquement ou politiquement parlant) d’exclure la personne, c’est notamment la cas pour le membre d’une famille qu’on peut difficilement exclure de la famille, tout va être tenté pour le faire rentrer dans le rang. Dans d’autres situations où il est plus facile d’exclure une personne, c’est ce qui va être rapidement fait si cette dernière ne peut pas être vite remise à sa place.

Faut-il alors continuer à souffrir en silence pour ne pas briser la magnifique mascarade qui se joue, mais qui semble contenter tout le monde sauf nous? Je ne pense pas, car à long terme, tout le monde en souffre, même si cela ne se voit pas.

Ne pas être soi-même, ne pas parler de ses besoins, de ses attentes, de ses valeurs, de ses espoirs et ne pas être qui on est, c’est se maintenir dans le souffrance et maintenir l’illusion que tout fonctionne bien dans le groupe (famille, travail, …), alors que ce n’est pas le cas. En effet, si une personne se retrouve en souffrance parce qu’elle ne s’autorise pas à être elle-même ou parce qu’on l’oblige à être quelqu’un d’autre, c’est qu’il y a un problème et qu’à long terme toutes les personnes concernées risquent d’en souffrir d’une manière ou d’une autre.

Bien évidemment, nous ne sommes pas nous-mêmes en dépit des autres, mais nous sommes nous-mêmes avec les autres. Vous l’aurez compris, être soi-même ne veut pas dire imposer ses besoins, ses attentes et ses valeurs aux autres, sinon nous deviendrons cette personne qui dit aux autres qui ils doivent être et comment ils doivent penser et se comporter pour répondre à ses besoins et à ses attentes. Etre soi-même, c’est reconnaître ses besoins, ses valeurs et ses attentes, c’est se connaître, savoir qui on est et l’exprimer à l’autre sans l’imposer, mais c’est aussi savoir écouter l’autre dans ses besoins, ses valeurs et ses attentes, c’est le respecter dans ce qui l’est et pour qui il est.

Etre soi-même, ce n’est ni se soumettre à l’autre et ni s’imposer à lui, c’est conjuguer les valeurs, les besoins et les demandes de chacun: c’est conjuguer deux mondes intérieurs pour construire un monde extérieur où tous deux s’y sentiraient bien et pourraient s’épanouir.

Il n’est pas facile de conjuguer les mondes intérieurs de chacun pour en faire un monde extérieur épanouissant pour tous. C’est tellement plus facile pour une personne ou un petit groupe de personne d’imposer, le plus souvent inconsciemment, son monde intérieur à l’autre pour qu’il devient le monde extérieur dans lequel tout le monde doit s’épanouir. C’est souvent ce qui se passe dans les familles où un des membres impose sa vision du monde au lieu de conjuguer les valeurs, les besoins et les attentes de chacun. Alors, bien que chaque membre ait un monde intérieur différent, on ne tient compte que du monde intérieur de celui qui impose ses attentes, ses valeurs et ses besoins et le monde de ce dernier devient le monde dans lequel chacun doit évoluer dans son rôle selon les directives imposées.

Bien évidemment, c’est plus complexe que cela, mais souvent, lorsqu’une personne souffre dans le monde dans lequel elle évolue, c’est parce qu’il a été très peu tenu compte de son « monde intérieur ». Ceux qui s’en sortent le mieux dans les mondes familiaux ou professionnels dans lesquels ils évoluent, sont soit ceux dont le monde intérieur est très proche du monde imposé, soit ceux dont on a tenu compte du monde intérieur lorsqu’on a conjuguer les mondes intérieurs en présence.

Comment savoir si on est soi-même?

Je pense que l’on sait que l’on est soi-même, lorsqu’on ne souffre pas. Dès qu’on souffre, il y a fort à parier qu’il y a quelque chose qui nous empêche d’être nous-mêmes, de conjuguer notre monde intérieur avec celui des personnes en présence pour en faire un monde où tous pourraient évoluer sans devoir bâillonner leur monde intérieur.

Etre soi-même, c’est écouter son monde intérieur et celui des autres. C’est construire, avec les autres, un monde dynamique et flexible capable de s’adapter aux changements qui se produisent dans les mondes intérieurs de chacun.

 

 

4ème vidéo de la série « un modèle des troubles psychologiques »

Bonjour à tous,

La 4ème vidéo de la série « un modèle des troubles psychologiques » est en ligne. Il s’agit d’une vidéo de présentation des troubles psychologiques dans laquelle je propose une première présentation générale des 4 grandes catégories de troubles psychologiques dans le modèle.

Vous y retrouverez donc:
1. les troubles anxieux
2. les troubles de l’humeur
3. les troubles psychotiques
4. les troubles somatoformes

Retrouver la série ici: Un modèle des troubles psychologiques

Très bon début de semaine!!
A bientôt,
Carole

6ème série de vidéos: un modèle des troubles psychologiques

Bonjour à tous,

J’ai entamé la réalisation d’une nouvelle série de vidéos dans laquelle j’expose, sous la forme d’un modèle, ma vision de ce que pourraient être les troubles psychologiques.

Le modèle que je vais construire est basé à la fois sur mon expérience personnelle, sur mes connaissances académiques, sur mes recherches personnelles et sur mes observations.

Dans les premières vidéos, je vais tenter de vous donner une vision d’ensemble des facteurs et des mécanismes qui peuvent entrer en jeu dans l’apparition des troubles psychologiques, dans leur maintien, dans leur aggravation et dans leur disparition.

Les 4 grandes catégories de troubles mentaux que je vais tenter de traiter sont:

  • les troubles anxieux
  • les troubles de l’humeur (dépression,…)
  • les troubles psychotiques
  • les troubles somatoformes

Lorsque vous visionnerez les premières vidéos, gardez à l’esprit que pour pouvoir vous donner un premier aperçu des facteurs et des mécanismes qui sont présents dans ce qu’on nomme les troubles mentaux, je prends quelques raccourcis pour simplifier le sujet et le rendre accessible. Au fil des vidéos, je vais de plus en plus approfondir et détailler les éléments qui entrent le ligne de compte afin de rendre visible toute la complexité de ce que d’aucuns nomment la maladie mentale.

Retrouvez les 2 premières vidéos de la série ici:

Vidéos: un modèle des troubles psychologiques
(anxiété, dépression, troubles psychotiques,…)

Très bonne journée à tous!!

Cordialement,
Carole

 

 

Mes activités en 2017

Bonjour à tous,

En ce début d’année 2017, je vais reprendre la direction de l’université, jusqu’en juillet où je devrais obtenir mon diplôme. Je vais également reprendre le travail d’information sur la médication psychiatrique et le monde de la psychiatrie, mais cette fois je vais le faire en l’adaptant à mon rythme de vie.

LIVRE

Tout au long de cette année, je vais me concentrer sur la mise par écrit de ce que j’ai compris de ce qui m’est arrivé, de pourquoi ça m’est arrivé et de comment sortir du cercle néfaste de la psychiatrie moderne et de ses traitements chimiques et non-chimiques.

Je vais proposer une première réponse à la question: « Qu’est-ce que la maladie mentale? » et je vais essayer d’expliquer les mécanismes qui sont derrière l’anxiété, la dépression, les psychoses, l’insomnie et les autres troubles qui sont actuellement très fréquents dans notre société moderne.

C’est à l’aide de l’outil Wattpad, que je vais rédiger et rendre disponibles mes réflexions autour de la « maladie mentale ». Cet outil permet aux auteurs de proposer gratuitement leurs écrits (en cours de rédaction ou terminés) à leurs lecteurs.

Je vais donc vous proposer de suivre la rédaction de mes écrits en temps réel. Comme cela vous pourrez suivre l’avancée de mes réflexions sur les divers sujets qui m’interpellent et commenter les parties qui ne vous semblent pas claires.

 

VIDEOS

Pour rendre plus accessible le contenu de mes réflexions, je vais également continuer à réaliser des séries de vidéos.

 

THEMES QUI SERONT TRAITES

Voici les divers thèmes que j’ai prévu de traiter:

  • Qu’est-ce que la maladie mentale dans notre société moderne?
  • L’anxiété, qu’est-ce que c’est et comment la gérer?
  • La dépression, qu’est-ce que c’est et comment en sortir?
  • Finissons-nous tous par devenir psychotiques ou schizophrènes sous médications psychotropes?
  • Pourquoi certains s’en sortent et d’autres pas?
  • Quelle est la différence entre une émotion et une pensée?

FORUMS

J’ai réalisé que les forums me prenaient trop d’énergie et qu’ils détruisaient ma motivation à continuer à informer les gens concernant le domaine de la psychiatrie et de la médication psychiatrique. J’adore l’équipe du forum de Thérèse qui fait un travail formidable pour soutenir, conseiller et guider les personnes qui sont en sevrage. J’aurai tant aimé pouvoir être plus forte et arriver à tout faire de front: réaliser des vidéos, écrire des livres, développer mon site, finir mes études, m’occuper de ma famille et soutenir individuellement les membres du forum. Mais ça fait trop, vraiment trop. Au final, j’ai tellement voulu en faire qu’en ces mois de décembre 2016 et de janvier 2017, j’ai tout mis de côté parce que j’étais débordée.

Je me suis alors dit qu’il fallait que je trouve un juste milieu pour pouvoir continuer à être utile dans l’information et le soutien des personnes qui sont en prise avec la psychiatrie et les médicaments psychiatriques. Je me suis dit que je ne pouvais pas de nouveau tout plaquer parce que je n’avais pas su gérer mes priorités dans le domaine.

MES PRIORITES

Maintenant, je réalise que je ne peux pas tout faire, qu’il est important que je me concentre sur ce que je fais de mieux pour pouvoir proposer efficacement mon aide et mes connaissances aux personnes qui ont en besoin. Je vais donc concentrer mes efforts sur trois points suivants:

  1. Continuer à acquérir des connaissances dans les domaines de la psychologie, de la psychiatrie, de la médication psychotrope, des neurosciences, des états modifiés de consciences, des thérapies alternatives, de l’alimentation, etc… (formation universitaire, en autodidacte et auprès de spécialistes)
  2. Livres et/ou guides: Mise par écrit de mes connaissances et de ma compréhension du domaine (psychiatrie, « troubles mentaux », « maladie mentale », médicaments psychiatriques,…)

  3. Réalisation de vidéos pour faciliter l’accès à l’information. Chaîne Youtube

 

Je vous remercie tous et toutes de votre compréhension.

Je tenais à présenter mes excuses à Thérèse et à l’admirable équipe de son forum pour ne pas avoir été capable de tenir mon engagement et ne plus être en mesure de continuer à intervenir sur le forum. J’ai présumé de mes forces dans le domaine et je vous prie de bien vouloir me pardonner.

 

Dans l’intention de ne plus décevoir personne, je vais faire tout mon possible pour ne prendre que des engagements que je peux tenir et mettre en place des stratégies qui me permettent d’aller au bout de ce que j’ai promis. Je vais donc m’engager à rédiger des livres et à proposer des vidéos pour vous guider vers la sortie de la médication psychiatrique et de la psychiatrie. Mais pour être sûre d’arriver au bout de ces deux projets, je vais prendre mon temps pour écrire et pour réaliser des vidéos, je vais le faire à mon rythme. Par conséquent, il ne sortira pas un livre par mois ou une vidéo par semaine. Il me faudra du temps pour tout mettre par écrit ou en images.

Merci de votre patience et de votre compréhension!

A très bientôt pour les premiers écrits,

Très bonne année à tous! Qu’elle vous apporte joie, bonheur, amour, réussite et surtout santé!

Du fond du coeur,

Carole

 

 

Les maîtres du temps

Les maîtres du temps

« Eh bien, [le maître du temps] n’a pas changé, toujours la mine grise et l’air grincheux, à tisser les heures, les jours, les mois, les années, à tisser le temps qui passe sans jamais lever le nez! » Phrase extraite de l’histoire intitulée Joyeux Noël Père Noël (Les Belles Histoires, hors série décembre 2016)


Ce que cette phrase m’inspire:

L’immobilité ne me permet pas de garder l’équilibre. Il me faut bouger pour trouver mon équilibre, ma stabilité dans ce monde qui bouge et qui va trop vite… les yeux et le coeur fermés.

Les maîtres du temps, ce sont eux qui nous demandent d’aller vite, peu importe que nous gardions notre équilibre, le principal pour eux, c’est que nous avancions, tels de fusées.

Nous ne voyons pas le parcours, le chemin, le voyage, le paysage… et nous ne sommes pas certains non-plus de voir notre destination… la destination qu’on nous a fixée!?

Quel intérêt à courir comme des lapins, sans profiter un instant du parcours de notre vie, des rencontres sur notre chemin? Pour atteindre cet objectif? Mais quel objectif? Le nôtre? Le leur? Et cet objectif existe-t-il vraiment?

Une course folle sans but, voilà à quoi ressemble la vie de nos jours! A quoi bon? A quoi bon gagner cette course si elle ne nous apporte rien? A quoi bon perdre notre vie pour rien? Ne vaut-il pas mieux apprécier chaque jour qui passe sans se soucier d’arriver au bout? Ne vaut-il pas mieux apprécier la vie… la mort arrivera bien assez vite…

La mort, le point final, l’objectif de toute existence! Pourquoi griller les étapes pour l’atteindre? Ne ferions-nous pas mieux de profiter de l’instant présent et de laisser notre corps et notre âme avancer à leurs rythmes jusqu’à la ligne d’arrivée?

Tout le monde va gagner, tout le monde atteindra un jour cette objectif. Pourquoi vouloir faire partie de ceux qui l’atteindront en premier?

Les maîtres du temps!!

Faut-il aller vite ou lentement? Faut-il suivre leur rythme ou non?

 

Carole, décembre 2016

12 Mise en place de la substitution

12 Mise en place de la substitution

-Pour passer d’une 1/2 vie courte à une 1/2 vie longue ,on utilise la méthode de substitution , après avoir cherché l’équivalence avec la molécule à substituer .
Pour cela on utilise une table de conversion :
http://www.benzodocs.com/converter.php

-C’est le passage progressif d’une molécule à une autre : le corps doit se sevrer de sa molécule d’origine pour en accepter une autre .

Il faut environ 4 semaines en respectant des paliers d’une semaine pour que la nouvelle molécule trouve toute sa puissance .
Il peut y avoir des petits symptômes de sevrage .
Certains peuvent se sentir “shootés”et il y a lieu de rajuster la dose de l’équivalence à la baisse .
S’il y a apparition de symptômes de manque il faut faire une petite augmentation de la dose de la molécule d’origine .

– La substitution peut s’étaler sur 15 j pour des petites doses à sevrer et se fait généralement sur 4 semaines ,voire 8 ou 12 pour des doses plus importantes .

Il vaut mieux ne pas dépasser 8 semaines à cause de l’entrée en tolérance , laquelle se manifeste dès 4 semaines environ .
Il faut en tenir compte dans son plan de substitution : diminuer la bzd que l’on a introduite dès la 4ème semaine et ensuite dans son plan de sevrage .
Sur un plan de 4 semaines par ex ,il s’agit de substituer 1/4 par 1/4 la nouvelle molécule à la molécule d’origine .

– Observer une phase de stabilisation de 2 semaines avant de commencer le sevrage .

13 En général un plan de substitution se fait sur 4 semaines avec des paliers d’une semaine

EX: avec un xanax à 0.50mg :il faut chercher l’équivalence avec le lysanxia dans le convertisseur : 0.50mg de xanax = 15 mg de lysanxia =30 gtes.
ça fait 30 gtes de Lysanxia pour 0.50 mg de xanax.

-A l’intérieur de ce plan tous les ajustements de doses sont possibles ,comme de reporter sur le soir la dose la plus grande …
-on peut reporter la dose du midi sur le matin pour ne faire que 2 prises dans la journée.
-on peut diminuer le lysanxia de 1 ou 2 gtes si la sédation est trop importante.
-phase de stabilisation de 4 semaines avant de commencer le sevrage .

Plan sur 2 semaines:
EX:avec un xanax à 0.25mg :l’équivalence est de 7.5 mg de lysanxia =15 gtes

1ère semaine:
Matin:1/2 cp de xanax
Soir:7.5 gtes de lysanxia

2ème semaine :
Matin:7.5 gtes de lysanxia
Soir :7.5 gtes de lysanxia
Ou 7 le matin et 8 le soir…

ça fait 15 gtes de lysanxia pour 0.25 mg de xanax.

*Phase de stabilisation de 2 semaines avant de commencer le sevrage

Le plan de substitution n’est pas standard et doit être adapté à chacun en fonction de ses réactions et si une modification est apportée ,ne faire qu’un changement à la fois avec 1 ou 2 gtes par prise et sur au moins 10 j .
Les symptômes sont en général transitoires et il vaut mieux laisser à l’organisme le temps de s’adapter.

Autre lien : conférences du Pr Ashton :
http://www.benzo.org.uk/asholdmfr.htm

Par Thérèse

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION :

On peut parler de sevrage par substitution d’une dose équivalente d’une bzd à 1/2 vie longue (Lysanxia-Valium-Tranxène-Rivotril)
à une bzd à 1/2 vie courte (xanax-seresta-témesta-lexomil…)

Le sevrage sera plus facile avec une bzd à 1/2 vie longue :la concentration dans le sang reste stable au fil du temps et on évite les phénomènes de manque entre les prises.

Que faire face à des symptômes de tolérance ?

  • Avec l’apparition de phénomènes de manque entre les prises avec une bzd à 1/2 vie courte :basculer sur une bzd à 1/2 vie longue.
  • Apparition de phénomènes de manque fréquents chez les usagers à long terme de bzd : Ces phénomènes ou symptômes de sevrage , angoisse, crises de panique, palpitations, hypersensibilité sensorielle …sont souvent mal interprétés et CONFONDUS avec des problèmes d’ordre psychologiques ou des signes d’aggravation….ce qui peut conduire à augmenter les doses de bzd !

On peut ainsi parler de forte tolérance avec sa bzd d’origine et en dernier recours la substitution avec une autre molécule va permettre de lever ce phénomène d’accoutumance et de retrouver le plein effet ,en particulier anxiolytique , des bzd ,avec une dose globale moindre de bzd.

  • A noter qu’il est préférable de se sevrer avec sa bzd d’origine
  • En cas d’intolérance avec l’une ou l’autre molécule :Valium , Lysanxia .Il est possible de basculer de l’une vers l’autre.
  • IL est important de savoir faire la différence entre une dépendance psychologique “besoin d’une béquille” et la dépendance physique qui est là,bien réelle
  • Reconnaitre les symptômes d’un sevrage trop rapide :
    Intensité des symptômes de manque qui obligent à revenir en arrière pour retrouver une dose de confort.
  • Se stabiliser :
    Avant d’entreprendre le sevrage il est impératif de savoir où vous en êtes face à la tolérance comme décrite ci-dessus et d’en parler sur le forum.

Tout comme il est nécessaire de retrouver une dose de confort avec laquelle vous vous sentiez bien et de vous y stabiliser :cela peut prendre selon les cas entre 1 à 3 semaines .
Un oubli d’une prise peut ne donner des symptômes de sevrage que 10 j après l’oubli.

 

Par Thérèse

12 Mise en place de la substitution

10 Comment réagir?

10 Comment réagir?

*Face à l’insomnie :

Le sommeil engendré par les bzd n’est pas un sommeil normal mais celui -ci a tendance à se normaliser et à revenir au niveau précédent à cause de la tolérance.
Les rêves deviennent plus agités,les cauchemars apparaissent : c’est une réaction normale au manque de bzd et en même temps un signe précurseur du début de la guérison.
Le retour du sommeil profond semble être plus LONG après un sevrage ,probablement dû au fait que les niveaux d’anxiété sont plus élevés,le cerveau est trop actif et donc il est difficile de s’endormir.
Cela peut durer parfois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois .

IL est nécessaire d’avoir une hygiène de vie qui permettent de rétablir la fonction du sommeil.

*Face aux crises d’anxiété :

IL est important d’apprendre à les gérer,de faire de la relaxation,des thérapies cognitives ou autres,de l’acupuncture,de l’aromathérapie,des massages,de la réflexologie,de l’homéopathie,du sport,du yoga,de la méditation…

Le fait de découvrir qu’une crise d’anxiété peut être contrôlée sans L’AIDE d’un comprimé accroit la confiance en soi…

*La dépersonnalisation, la déréalisation:

Apparaissent aussi pendant les crises d’ANXIETE et lors d’un sevrage rapide ,mais aussi dans des cas d’extrêmes urgences et chez des personnes soumises à la torture .
Ces états protègeraient d’une souffrance intolérable.

*Les hallucinations :
Sevrage trop rapide

*La dépression,l’agressivité et les obsessions :

La dépression est courante durant l’usage à long terme d’une bzd et durant le sevrage et peut être le résultat de changements biochimiques au niveau du cerveau provoqués par les bzd .
On a vu que ceux-ci aidaient les gaba pour apaiser ,MAIS en même temps ils RÉDUISENT l’activité de la sérotonine et de la nor épinéphrine, ces neurotransmetteurs que l’on sait impliqués dans le DÉPRESSION.
Celle-ci réagit aux AD de la même façon que lors d’une dépression ordinaire.

Tous les autres symptômes disparaitront eux aussi à la fin du sevrage .

*Antidépresseurs et sevrage :

la dépression peut parfois être sévère et exposer à un risque suicidaire,rare lors d’un sevrage lent et progressif.
L’anxiété peut s’aggraver temporairement au début du traitement c’est pourquoi il faut démarrer doucement en augmentant la dose sur 2 ou 3 semaines.
Attention au Prozac en début de traitement: état agité,violent ou suicidaire.
La mise sous AD n’empêche pas la continuation du sevrage et il faut éviter d’augmenter la dose.

Les AD calment la dépression , ont des effets anxiolytiques et aident activement le processus de sevrage d’une bzd.
NB :ce sujet est très controversé et les avis divergent

Le sevrage des AD produit les mêmes effets que celui des bzd et se sèvrent de la même façon , avec peut-être un allongement du palier pour plus d’efficacité .

Certains AD ont un effet sédatif pour traiter l’insomnie

*Par ailleurs on peut comprendre pourquoi les bzd sont facteurs de dépression :

Cette augmentation de l’activité inhibitrice du GABA causée par les bzd réduit l’action des autres neurotransmetteurs prompts à l’excitation :
ce sont la sérotonine,l’acétylcholine , la dopamine et ils sont nécessaires pour la mémoire,le tonus et la coordination musculaire,le fonctionnement hormonal,le rythme cardiaque,la tension artérielle et autres fonctions qui peuvent être altérées par les bzd .

Physiopathologie de la dépression :
La dépression est liée à une altération des systèmes de neurotransmission, notamment au niveau du cortex cérébral et du système limbique avec diminution des taux synaptiques de noradrénaline, de dopamine et de sérotonine ainsi que des perturbations dans l’homéostasie du glutamate.

 

Par Thérèse

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION