Manuel de sevrage des psychotropes

Bonjour à tous,

En collaboration avec Thérèse et l’équipe du forum SoutienBenzo, j’ai élaboré un manuel de sevrage des psychotropes, dans lequel je rassemble les informations récoltées par Thérèse et mes connaissances:

Manuel de sevrage des psychotropes version mise à jour le 7 octobre 2017 (format PDF)

Pourquoi et pour qui ce manuel a été écrit?

Nous avons écrit ce manuel, car nous nous sommes rendu compte que le grand public, les médecins et les personnes qui souhaitaient gérer l’utilisation et l’arrêt de la médication psychotrope, ne disposaient pas d’une information claire, compréhensible et accessible concernant le fonctionnement des médicaments psychiatriques.

En écrivant ce manuel, nous voulions synthétiser et rendre accessibles les informations qui nous ont permis, à nous, de nous sortir de l’emprise de ces produits. Au travers de ce manuel, nous partagerons donc, avec vous, nos connaissances et nos années d’expériences dans le domaine de la médication psychotrope et du sevrage.

Nous, auteures et co-auteurs, avons tous été confrontés à la prise et à l’arrêt de la médication psychotrope et c’est grâce à notre propre expérience, aux recherches d’informations que nous avons menées et aux années que nous avons passées (et que nous passons toujours) à soutenir les personnes qui souhaitent prendre en main leur consommation de médicaments psychiatriques, que nous pouvons, aujourd’hui, vous proposer un manuel de sevrage qui se fonde à la fois sur des études scientifiques, des connaissances théoriques et sur une mise en pratique quotidienne et fructueuse de ces travaux scientifiques.

Notez que cet ouvrage n’a en aucun cas pour but de vous convaincre ou de vous inciter à arrêter de prendre votre traitement médicamenteux. Ce manuel a uniquement pour objectif de vous informer sur les différents aspects de la médication psychotrope. C’est dans cette perspective informative, que nous vous présenterons des protocoles, des méthodes et des techniques qui permettent de réaliser un sevrage qui respecte les spécificités de fonctionnement de chaque classe de médicaments psychiatriques et qui minimise ainsi les risques liés à l’arrêt de la consommation de ce type de produit.

Ce manuel a été conçu dans un objectif pratique. Notre idée est de vous proposer un contenu qui vous permette de facilement et rapidement mettre en pratique des méthodes, des techniques et des protocoles de sevrage qui sont soutenus par des études scientifiques et/ou des expériences de sevrages réussis.

Ce manuel a été conçu pour rendre l’information technique et scientifique accessible. Dans cette optique, nous avons choisi de simplifier et de synthétiser les contenus scientifiques et techniques.
Nous avons choisi d’expliquer, en des termes simples, les éléments qui nous semblent indispensables à la compréhension des concepts scientifiques sous-jacents aux divers protocoles et méthodes proposés, afin que vous soyez en mesure de comprendre comment ces derniers ont été construits et pourquoi ils l’ont été ainsi.

Nous espérons qu’au fil de cet ouvrage, vous trouverez les pistes qui vous permettront de comprendre ce que vous vivez.

Remarque :
Nous allons faire évoluer ce manuel au cours du temps. Actuellement, c’est la version bêta sortie le 29 septembre 2017 qui est en ligne. Il s’agit d’une version partielle qui ne contient, pour le moment, que les chapitres sur les benzodiazépines et le sevrage.
Il s’agit d’une version test qui a pour but de nous permettre de recevoir des retours de votre part, afin que nous puissions, le cas échéant, améliorer l’ouvrage avant d’en présenter une version finale complète.

Les chapitres qui détaillent l’information sur les antidépresseurs et les neuroleptiques sont en cours de rédaction. Notez cependant, que le chapitre sur le sevrage est général et fournit, de ce fait, des informations qui sont utilisables à la fois pour les benzodiazépines, les antidépresseurs et les neuroleptiques…

Finalement, nous n’insisterons jamais assez sur le fait qu’il ne faut jamais arrêter un traitement médicamenteux du jour au lendemain ou sans l’avis d’un médecin.

***

Retrouvez les différentes versions du manuel sur le page consacrée au sevrage: SEVRAGE

Manuel de sevrage des psychotropes version mise à jour le 7 octobre 2017 (format PDF)

 

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Carole

12 Mise en place de la substitution

12 Mise en place de la substitution

-Pour passer d’une 1/2 vie courte à une 1/2 vie longue ,on utilise la méthode de substitution , après avoir cherché l’équivalence avec la molécule à substituer .
Pour cela on utilise une table de conversion :
http://www.benzodocs.com/converter.php

-C’est le passage progressif d’une molécule à une autre : le corps doit se sevrer de sa molécule d’origine pour en accepter une autre .

Il faut environ 4 semaines en respectant des paliers d’une semaine pour que la nouvelle molécule trouve toute sa puissance .
Il peut y avoir des petits symptômes de sevrage .
Certains peuvent se sentir “shootés”et il y a lieu de rajuster la dose de l’équivalence à la baisse .
S’il y a apparition de symptômes de manque il faut faire une petite augmentation de la dose de la molécule d’origine .

– La substitution peut s’étaler sur 15 j pour des petites doses à sevrer et se fait généralement sur 4 semaines ,voire 8 ou 12 pour des doses plus importantes .

Il vaut mieux ne pas dépasser 8 semaines à cause de l’entrée en tolérance , laquelle se manifeste dès 4 semaines environ .
Il faut en tenir compte dans son plan de substitution : diminuer la bzd que l’on a introduite dès la 4ème semaine et ensuite dans son plan de sevrage .
Sur un plan de 4 semaines par ex ,il s’agit de substituer 1/4 par 1/4 la nouvelle molécule à la molécule d’origine .

– Observer une phase de stabilisation de 2 semaines avant de commencer le sevrage .

13 En général un plan de substitution se fait sur 4 semaines avec des paliers d’une semaine

EX: avec un xanax à 0.50mg :il faut chercher l’équivalence avec le lysanxia dans le convertisseur : 0.50mg de xanax = 15 mg de lysanxia =30 gtes.
ça fait 30 gtes de Lysanxia pour 0.50 mg de xanax.

-A l’intérieur de ce plan tous les ajustements de doses sont possibles ,comme de reporter sur le soir la dose la plus grande …
-on peut reporter la dose du midi sur le matin pour ne faire que 2 prises dans la journée.
-on peut diminuer le lysanxia de 1 ou 2 gtes si la sédation est trop importante.
-phase de stabilisation de 4 semaines avant de commencer le sevrage .

Plan sur 2 semaines:
EX:avec un xanax à 0.25mg :l’équivalence est de 7.5 mg de lysanxia =15 gtes

1ère semaine:
Matin:1/2 cp de xanax
Soir:7.5 gtes de lysanxia

2ème semaine :
Matin:7.5 gtes de lysanxia
Soir :7.5 gtes de lysanxia
Ou 7 le matin et 8 le soir…

ça fait 15 gtes de lysanxia pour 0.25 mg de xanax.

*Phase de stabilisation de 2 semaines avant de commencer le sevrage

Le plan de substitution n’est pas standard et doit être adapté à chacun en fonction de ses réactions et si une modification est apportée ,ne faire qu’un changement à la fois avec 1 ou 2 gtes par prise et sur au moins 10 j .
Les symptômes sont en général transitoires et il vaut mieux laisser à l’organisme le temps de s’adapter.

Autre lien : conférences du Pr Ashton :
http://www.benzo.org.uk/asholdmfr.htm

Par Thérèse

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION :

On peut parler de sevrage par substitution d’une dose équivalente d’une bzd à 1/2 vie longue (Lysanxia-Valium-Tranxène-Rivotril)
à une bzd à 1/2 vie courte (xanax-seresta-témesta-lexomil…)

Le sevrage sera plus facile avec une bzd à 1/2 vie longue :la concentration dans le sang reste stable au fil du temps et on évite les phénomènes de manque entre les prises.

Que faire face à des symptômes de tolérance ?

  • Avec l’apparition de phénomènes de manque entre les prises avec une bzd à 1/2 vie courte :basculer sur une bzd à 1/2 vie longue.
  • Apparition de phénomènes de manque fréquents chez les usagers à long terme de bzd : Ces phénomènes ou symptômes de sevrage , angoisse, crises de panique, palpitations, hypersensibilité sensorielle …sont souvent mal interprétés et CONFONDUS avec des problèmes d’ordre psychologiques ou des signes d’aggravation….ce qui peut conduire à augmenter les doses de bzd !

On peut ainsi parler de forte tolérance avec sa bzd d’origine et en dernier recours la substitution avec une autre molécule va permettre de lever ce phénomène d’accoutumance et de retrouver le plein effet ,en particulier anxiolytique , des bzd ,avec une dose globale moindre de bzd.

  • A noter qu’il est préférable de se sevrer avec sa bzd d’origine
  • En cas d’intolérance avec l’une ou l’autre molécule :Valium , Lysanxia .Il est possible de basculer de l’une vers l’autre.
  • IL est important de savoir faire la différence entre une dépendance psychologique “besoin d’une béquille” et la dépendance physique qui est là,bien réelle
  • Reconnaitre les symptômes d’un sevrage trop rapide :
    Intensité des symptômes de manque qui obligent à revenir en arrière pour retrouver une dose de confort.
  • Se stabiliser :
    Avant d’entreprendre le sevrage il est impératif de savoir où vous en êtes face à la tolérance comme décrite ci-dessus et d’en parler sur le forum.

Tout comme il est nécessaire de retrouver une dose de confort avec laquelle vous vous sentiez bien et de vous y stabiliser :cela peut prendre selon les cas entre 1 à 3 semaines .
Un oubli d’une prise peut ne donner des symptômes de sevrage que 10 j après l’oubli.

 

Par Thérèse

12 Mise en place de la substitution

10 Comment réagir?

10 Comment réagir?

*Face à l’insomnie :

Le sommeil engendré par les bzd n’est pas un sommeil normal mais celui -ci a tendance à se normaliser et à revenir au niveau précédent à cause de la tolérance.
Les rêves deviennent plus agités,les cauchemars apparaissent : c’est une réaction normale au manque de bzd et en même temps un signe précurseur du début de la guérison.
Le retour du sommeil profond semble être plus LONG après un sevrage ,probablement dû au fait que les niveaux d’anxiété sont plus élevés,le cerveau est trop actif et donc il est difficile de s’endormir.
Cela peut durer parfois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois .

IL est nécessaire d’avoir une hygiène de vie qui permettent de rétablir la fonction du sommeil.

*Face aux crises d’anxiété :

IL est important d’apprendre à les gérer,de faire de la relaxation,des thérapies cognitives ou autres,de l’acupuncture,de l’aromathérapie,des massages,de la réflexologie,de l’homéopathie,du sport,du yoga,de la méditation…

Le fait de découvrir qu’une crise d’anxiété peut être contrôlée sans L’AIDE d’un comprimé accroit la confiance en soi…

*La dépersonnalisation, la déréalisation:

Apparaissent aussi pendant les crises d’ANXIETE et lors d’un sevrage rapide ,mais aussi dans des cas d’extrêmes urgences et chez des personnes soumises à la torture .
Ces états protègeraient d’une souffrance intolérable.

*Les hallucinations :
Sevrage trop rapide

*La dépression,l’agressivité et les obsessions :

La dépression est courante durant l’usage à long terme d’une bzd et durant le sevrage et peut être le résultat de changements biochimiques au niveau du cerveau provoqués par les bzd .
On a vu que ceux-ci aidaient les gaba pour apaiser ,MAIS en même temps ils RÉDUISENT l’activité de la sérotonine et de la nor épinéphrine, ces neurotransmetteurs que l’on sait impliqués dans le DÉPRESSION.
Celle-ci réagit aux AD de la même façon que lors d’une dépression ordinaire.

Tous les autres symptômes disparaitront eux aussi à la fin du sevrage .

*Antidépresseurs et sevrage :

la dépression peut parfois être sévère et exposer à un risque suicidaire,rare lors d’un sevrage lent et progressif.
L’anxiété peut s’aggraver temporairement au début du traitement c’est pourquoi il faut démarrer doucement en augmentant la dose sur 2 ou 3 semaines.
Attention au Prozac en début de traitement: état agité,violent ou suicidaire.
La mise sous AD n’empêche pas la continuation du sevrage et il faut éviter d’augmenter la dose.

Les AD calment la dépression , ont des effets anxiolytiques et aident activement le processus de sevrage d’une bzd.
NB :ce sujet est très controversé et les avis divergent

Le sevrage des AD produit les mêmes effets que celui des bzd et se sèvrent de la même façon , avec peut-être un allongement du palier pour plus d’efficacité .

Certains AD ont un effet sédatif pour traiter l’insomnie

*Par ailleurs on peut comprendre pourquoi les bzd sont facteurs de dépression :

Cette augmentation de l’activité inhibitrice du GABA causée par les bzd réduit l’action des autres neurotransmetteurs prompts à l’excitation :
ce sont la sérotonine,l’acétylcholine , la dopamine et ils sont nécessaires pour la mémoire,le tonus et la coordination musculaire,le fonctionnement hormonal,le rythme cardiaque,la tension artérielle et autres fonctions qui peuvent être altérées par les bzd .

Physiopathologie de la dépression :
La dépression est liée à une altération des systèmes de neurotransmission, notamment au niveau du cortex cérébral et du système limbique avec diminution des taux synaptiques de noradrénaline, de dopamine et de sérotonine ainsi que des perturbations dans l’homéostasie du glutamate.

 

Par Thérèse

11 Le SEVRAGE par SUBSTITUTION

9 Quels sont les symptômes de sevrage ?

9 Quels sont les symptômes de sevrage ?

*Les mécanismes de REACTION au sevrage sont le miroir des effets produits initialement :

  • à une induction du sommeil par ex, suit à l’usage ou à un arrêt brusque ,de l’insomnie et des cauchemars ,
  • à une relaxation musculaire, suit une forte tension
  • à une sérénité de l’esprit,suit de l’anxiété etc…

Un arrêt trop rapide ouvre les portes à toutes les fluctuations et le résultat est un surcroit d’activité à tous les niveaux :
les bzd n’aident plus les gaba à jouer leur rôle d’apaisement au niveau du cerveau et presque tous les mécanismes excitables du système nerveux sont en état d’effervescences et doivent se réadapter à vivre sans bzd ce qui les rend très vulnérables au stress.

*Les symptômes aigus du sevrage :

L’effet recherché de la prise de bzd est le contrôle de l’ANXIETE ,c’est pourquoi beaucoup de symptômes aigus de sevrage y sont liés :

  • L’hypersensibilité aux stimulus sensoriels : son,lumière,toucher,gout,odorat
  • Les distorsions perceptives : ondulation du plancher….
  • Des hallucinations visuelles,des distorsions de l’image corporelle….

Le sevrage semble faire ressortir les points les plus vulnérables :

  • maux de tête si sujet aux maux de tête ,troubles intestinaux et autres.

 

***SYMPTÔMES PSY :
-Excitabilité ,insomnie et cauchemars, anxiété et crise d’anxiété
-Agoraphobie et phobie sociale
-Distorsions perceptives ,dépersonnalisation,déréalisation ,hallucinations
-Dépression,obsessions,pensée parano.
-Rage ,agressivité,irritabilité
-Trous de mémoire,souvenirs inopportuns

 

***SYMPTÔMES PHYSIQUES :
-Maux de tête ,douleur et raideur musculaire
-Picotement,engourdissement,sensation altérée (membre,visage,thorax)
-Jambes en coton,fatigue,symptômes de grippe
-contractions musculaires,convulsions,tics,tremblements,vertiges,étourdissements ,manque d’équilibre
-Troubles visuels,sècheresse oculaire
-Acouphène,hyper sensitivité
-Symptômes gastro-intestinaux:nausées,vomissements,diarrhées,constipation,douleur,difficulté à avaler
-Variation de poids
-Sècheresse buccale ,goût métallique,odeur inhabituelle
-Bouffées de chaleur,sueurs ,palpitations
-Essoufflement,difficultés urinaires ou menstruelles
-Éruption cutanée,démangeaison
Etc…

Par Thérèse

10 Comment réagir?

8 Si le sevrage d’ un AD (antidépresseur) est nécessaire

8 Si le sevrage d’ un AD (antidépresseur) est nécessaire ,

* attendre 2 mois après le sevrage des bzd : un seul sevrage à la fois est préférable .
Se sevrer des AD de la même façon que les bzd , avec un palier un peu plus long pour une meilleure efficacité

**Ne pas rester avec des symptômes de sevrage d’un AD si vous avez été trop vite : l’effet rebond apparait 1 à 2 mois après et il ne faut pas attendre que ça passe tout seul ! REPRENDRE en partie votre sevrage et FINIR de se sevrer correctement .

*Un neuroleptique n’est pas utile et sevrez -vous en en 1er ! de plus ils sont dangereux .

 

Par Thérèse

9 Quels sont les symptômes de sevrage ?

5 Son programme de sevrage

5 Son programme de sevrage :

  • Diminuer de 5 à 10% de la dose ,tous les 10 ou 15 j :chacun a son rythme qu’il modulera au fil du temps en fonction des ses symptômes de sevrage.

*ATTENTION : Diminuer chaque jour et pas 1 jour sur 2.

  • C’est mieux de fractionner tous les 10 ou 15 j plutôt qu’une fois par mois : l’organisme accepte mieux les petites diminutions .
  • 2 prises / jour suffisent ,à heures régulières ,pour les bzd à demie-vie longues.
  • 3 à 4 prises sont nécessaires pour les bzd à demie –vie courtes.
  • Si l’insomnie prédomine,prendre la majeure partie de la dose le soir.
  • Si c’est difficile le matin,prendre la dose dès le lever mais pas trop pour éviter la somnolence.
  • Ne pas régresser si ça va mal ou si vous avez fait une diminution trop rapide : allonger le palier suffit bien souvent ; ne pas aller au-delà de 3 semaines à 1 mois à cause de l’entrée en tolérance . Reprendre ensuite ses diminutions .
  • En cas de stress,ne pas augmenter mais apprendre à gérer ses symptômes autrement que par la prise d’un comprimé .
  • Différence à faire entre des symptômes de sevrage qui perdurent malgré les règles de sevrage et une éventuelle TOXICITÉ :
    La meilleure façon de le savoir est d’augmenter la dose : si les symptômes augmentent c’est qu’il y a toxicité , en ce cas le sevrage devra être plus rapide et se faire en 6 ou 8 semaines .Avant de se lancer dans cette option il faut bien observer ce qui se passe !
  • Pas d’alcool,de café ,d’excitants …sauf de manière modérée pour le café .
  • Ne pas avoir peur de la fin du sevrage:faire le saut dès 0.50 mg /j de valium ou lysanxia. A l’expérience nous avons trouvé qu’il valait mieux fractionner davantage
  • Le sevrage ne doit pas être une obsession et nécessite souvent un arrêt de travail .

Par Thérèse

6 Le cours du sevrage

4 Le SEVRAGE

4 Le SEVRAGE

Un sevrage brusque ou trop rapide surtout pour des doses élevées peut provoquer des convulsions, réactions psychotiques, états d’anxiété aigüe….
Un sevrage LENT : diminution lente et progressive du dosage,étalée sur plusieurs mois .

Le but est d’obtenir une diminution régulière et lente quant à la concentration des bzd dans le sang et les tissus afin de permettre aux fonctions naturelles du cerveau de reprendre leur fonction normale .

On a vu que les bzd facilitent l’action du GABA qui est un message inhibiteur qui exerce une influence apaisante sur le cerveau .
Un sevrage brusque des bzd laisse le cerveau dénudé de ses fonctions gaba ,ce qui se traduit par une HYPEREXCITABILITÉ du système nerveux laquelle est à la BASE de la plupart des SYMPTÔMES de SEVRAGE .

IL est important d’aller toujours de l’avant ,quitte à arrêter quelques semaines si c’est trop difficile, et de ne pas augmenter sa dose.

C’est mieux de se sevrer avec une bzd à demie-vie longue, en formule gouttes. Faire une SUBSTITUTION sera peut-être nécessaire .
Sans formule gouttes ,il faut couper les comprimer ou les broyer en utilisant la méthode de TITRATION . Ne pas utiliser de comprimé à libération prolongée.

Par Thérèse

5 Son programme de sevrage

3 Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?

3 Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?

Au départ, le sevrage fût un processus d’essais mutuels et aussi d’erreurs. De là se sont dégagés des principes généraux de SEVRAGE en même temps que des caractéristiques individuelles. Chacun se doit de rechercher la méthode propre à son cheminement.

*Pourquoi cesser l’usage des bzd?
Outre les effets secondaires que sont les troubles de la mémoire et autres, les bzd perdent leur efficacité à mesure que l’habitude au médicament s’installe : la tolérance.
Quand celle-ci se produit,les symptômes de manque peuvent apparaitre même dans le cas d’utilisation régulière de la bzd.

Le programme de sevrage est donc individuel et progressif afin qu’il soit gérable et rendu le plus facile possible.

*Consulter son médecin :
Parfois un sevrage complet n’est pas conseillé et il est quand même bénéfique de réduire la dose ou d’absorber de façon intermittente des bzd.
Beaucoup de médecins ne connaissent pas le sevrage des bzd c’est pourquoi chacun doit le prendre en charge à son RYTHME !!….y compris la liberté de faire une pause si nécessaire.

*S’assurer d’avoir un appui psychologique adéquat :
Famille, ami proche… pour se sentir soutenu et encouragé.

*Avoir confiance dans sa capacité à faire ce sevrage, être patient: le sevrage est lent.

Par Thérèse

4 Le SEVRAGE

2 Comment les benzodiazépines agissent-elles sur notre organisme ?

2 Comment agissent les benzodiazépines sur notre organisme ?

*Les bzd facilitent l’action d’une substance chimique naturelle, le GABA, neurotransmetteur qui transmet les messages d’un neurone à un autre.
Le message transmis par le GABA est un message inhibiteur qui exerce une influence apaisante sur le cerveau et cette action naturelle du GABA est augmentée par les bzd qui exercent en retour une influence inhibitrice supplémentaires (souvent excessive) sur les neurones.

Cette augmentation de l’activité inhibitrice du GABA causée les bzd réduit l’action des autres neurotransmetteurs prompts à l’excitation :
ce sont la sérotonine,l’acétylcholine , la dopamine et ils sont nécessaires pour la mémoire,le tonus et la coordination musculaire,le fonctionnement hormonal,le rythme cardiaque,la tension artérielle et autres fonctions qui peuvent être altérées par les bzd.
D’autres récepteurs de bzd,non liés au gaba ,sont présents dans le *rein, *le colon *les composants du sang et le *cortex surrénal et peuvent eux aussi être affectés par l’usage des bzd….

*Les bzd engendrent aussi des effets contraires :

  • La Sur sédation est liée au dosage qui entraine des effets sédatifs et hypnotiques des bzd ,avec comme symptômes *somnolence *troubles de concentration *manque de coordination *faiblesse musculaire *étourdissements *confusion mentale
  • Dépendance à d’autres drogues comme les hypnotiques et quelques AD , les neuroleptiques ,les sédatifs antihistaminiques ,les opiacés et surtout l’ALCOOL .
  • Troubles de mémoire
  • Effets stimulants paradoxaux :à l’approche du sommeil il y a une augmentation de l’anxiété,de l’insomnie,des cauchemars ,des hallucinations ,des états d’irritabilité …
  • Dépressions et émotions émoussées :les bzd peuvent à la fois causer ou aggraver la dépression car ils réduisent la production de sérotonine .
    “l’anesthésie émotionnelle” est sans doute liée à l’effet inhibiteur des bzd sur l’activité des centres émotionnels au niveau du cerveau.
  • la TOLÉRANCE : la dose prescrite à l’origine produit progressivement moins d’effet et une plus forte dose est nécessaire…il est inutile de prescrire une 2ème bzd.
    L’absorption à long terme d’une bzd peut même du fait de la tolérance aggraver les troubles de l’anxiété , et donc des symptômes de sevrage apparaissent malgré la prise de bzd. Ces symptômes disparaissent en réduisant la dose et à la fin du sevrage.
  • la DÉPENDANCE: psychologique et physique peut se développer à la suite d’une utilisation régulière et répétée en quelques semaines ou en quelques mois.

Par Thérèse

3 Comment se sevrer des benzodiazépines après un usage prolongé ?